EN GÉNÉRAL
L'Épigraphie chrétienne a été généralement négligée ^ par les anciens archéologues. Bosio, dans sa Ronta svtterranea, Aringhi ('), Boldettî («), ont publié un certain nombre d'inscriptions chrétiennes, mais avec peu de critique et sans méthode scientifique. Les épigraphistes classiques de notre siècle les ont aussi dédaignées ; l'un d'eux, revenu depuis à d'autres sentiments, est allé jusqu'à dire qu'il les détestait : < Hoc genus monumentorum non tam negligo quam odi. >
Le premier qui eut l'idée de faire une collection méthodique d'inscriptions chrétiennes fut Mgr Gaetano Marini. Son travail inachevé (3) a été continué par M. de Rossi, qui a fixé les règles de Tépigraphie chrétienne et élevé cette science au niveau de l'épigraphie classique.
M. de Rossi s'est servi pour ce travail, non seulement des monuments^ mais aussi des anciennes Sylloges tpigraphicae^ parchemin de Scaliger, collections de Reichenau ou d'Einsiedeln, de St-Gall, de Verdun, de Wurtzbourg, de Closterneubourg, de Gôttwei, et des recueils manuscrits de Cyriaque d'Ancône, de Marcanova, de Pontano,de Giocondo da Verona, de Pierre Sabtn, de Manuzio, etc., composés à partir du XV« siècle.
Les pays où l'on rencontre le plus d'inscriptions chrétiennes sont : ritalîe, l'Afrique romaine, la Gaule et l'Espagne,