FOTENSIVM ET • VIXIT ANNIS «XXXV • DEP • XII * KAL AVGVSTAS
(Mus, Lat.y XIT, 3,)
Certaines inscriptions chrétiennes, pour la plupart postérieures a Constantin, sont métriques. Les anciennes sont courtes, et rappellent des souvenirs classiques, notamment des vers virgiliens. On trouve fréquemment ce vers de XÉiiéide : (^
Abstulît atra dîes et funere mersit acerbo.
f . Liv. VI, V. 429.
DES INSCRIPTIONS CHRÉTIENNES EN GÉNÉRAL, l6l
Une inscription du Ille siècle, conservée à la villa Borghèse, applique à un martyr cette fin de vers :
Miserere animae non digna ferentis,
et cette autre :
Sanguineo lavit Deus ipse lavacro.
Une inscription du Musée de Marseille fait Téloge de plusieurs saints ^ qui vim ignis passi sunt > et conclut par cette prière :
Refrigeret nos qui omnia potest.
Il y a aussi des inscriptions métriques composées de ^ quasi versus ». Ce genre a été inventé au III® siècle par le poète chrétien Commodien (i). L'inscription du diacre Sévère, à St-Calixte, est en i quasi versus » ; de même celle de St-Agapit, à Palestrîna (*). Ce genre de poésie a continué au IV® siècle et jusqu'au V*.
Enfin dans les inscriptions postérieures on trouve des formules déprécatoires et même des malédictions contre quiconque violerait le tombeau :
male pereat insepvltvs laceat non resvrgat cvm ivda partem habeat Si qvis sepvlcrvm hvnc Viola VERIT (3).
Elles sont plus rares dans les inscriptions anciennes ; cependant on en lit une à l'entrée du cimetière de Domitille:
SACER LOCVS SACRILEGE CAVE MALV.
Une inscription de Côme est ainsi conçue : B • M • HiC
REQVIESCIT IN PACE FAMVL XPI GVNTELDA SP F QVAE VIXIT IN HOC SAECVLO AN • P • M • L DEP • S • D • III KL SEPT. AdIVRO VOS OMNES CHRISTIANI PER DO ET PER TREMEND DIE JVDICII VT HVNC SEPVLCRVM
1. Cf. Ludwig, Commodiana carminà ; — Mgr Freppel, Commodien, Ir« leç.