X PRÉFACE
ou même des autres parties de V Italie, A la suite des anciens pèlerins du V? et du VIP siècle, je ferai parcourir au lecteur la campagne romaine^ afin dy retrouver les traces des premiers chrétiens et surtout des martyrs. Personne n* ignore qu'il y a, autour de la ville de Rome, une autre cité, une véritable Rome souterraine. Bosio, au XVP siècle, en a tenté la description ; les connaissances archéologiques que Von possédait alors ne permettaient de la faire ni complète ni absolument exacte. Les travaux exécutés en notre siècle rendant ce travail plus facile, je m'efforcerai d'en enregistrer tous les résultats, de mettre à profit les découvertes faites par nos prédécesseurs, par mes amis, et celles que j'ai pu faire moi-même, j'aurai soin d'ailleurs de citer ceux à qui j'emprunterai: laisser à chacun le mérite de ses œuvres, c'est justice, et la science na rien à y perdre. Je déclare^ d'une manière générale, que, dans mes développements comme dans mes coficlusions, je m'inspirerai presque constamment de mon vénéré maître J.-B, de Rossi : il faudrait le nommer à chaque page, si l'on voulait indiquer tout ce qui est passé de sa Roma sotterranea ou de son Bullettino di archeologîa cristîana dans mon livre. Ce sont surtout sa méthode et ses enseignements que j'ai cherché à vulgariser ici.
Plus tard y si j'en trouve le loisir, j'étudierai à part les édifices construits par les premiers chrétiens pour l'exercice de leur culte, U histoire des basiliques, des régions ecclésiastiques, des titres, la description des basiliques et des principales églises de Rome, formeraient un troisième volume, complément naturel, nécessaire même, des deux premiers ,
Je dois, en terminant cette préface, un mot de remercie >nent à ceux qui m'ont aidé à m^ner mon travail à bonne fin : à M. Hertzog, procureur général de St-Snlpice, dont la bienveillance m'a chargé de donner à sa communauté les conférences d'arc/téologie qui ont été la première ébauche de cet ouvrage ; à mes auditeurs de la Procure, dont le zèle à suivre et à recueillir mes leçons a été pour moi un constant encouragement ; à mes éditeurs, qui ont apporté à l'impression de ces Éléments tout le soin qtie l'on peut attendre d'une Société si justement estimée ; enfin à M, Dufresne, prêtre de St-Stilpice, mon trèt