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I. Pératé, L'archéologie chrétienne, p

HISTOIRE DE l'aRT CHRÉTIEN. 201

deviennent cimetières communs, correspond aussi une nouvelle période de la peinture chrétienne, qui va jusqu'à 313. Alors se fait le grand développement du cycle chrétien, qui est tout à fait symbolique et théologique. Les peintures des sacrements à St-Calixte ont été, on ne peut le nier, inspirées par un docteur chrétien : il y a un enchaînement logique, qui conduit de la Pierre symbolique d'où s'échappe l'eau de la grâce ( « Petra erat Christus» (i) ), au Baptême, à la Pénitence, à l'Eucharistie. Les dogmes s'expriment par des figures : c'est une conséquence de la discipline du secret. En même temps que croît le symbolisme, le style des peintures est de moins en moins parfait.

De 313 au commencement du V® siècle, la foi triomphe, l'art chrétien n'a plus à la dissimuler : le symbolisme tend à disparaître, faisant place à des représentations moins mystérieuses. Ainsi on ne voit plus le poisson. Tandis que Tart primitif peignait rarement des portraits et connaissait à peine les scènes de la vie réelle, au IV^ siècle, les scènes de ce genre se multiplient. On représente la profession du défunt : dans un arcosole de St-Calixte, on reconnaît une marchande de légumes ; dans une chapelle de Domitille, le marché public sur les bords du Tibre et les travaux de la corporation des « Pistores » ; ailleurs, un intérieur d'atelier, etc. Les sujets empruntés à l'ancien et au nouveau Testament sont encore très usités ; mais peu à peu les images du Sauveur et des Saints se modifient. Au IV* siècle, le Sauveur est encore représenté avec le type romain, sans barbe ; au V®, il a le type oriental, iconographique. Jusqu'au IV« siècle, le nimbe est réservé au Sauveur et aux Anges ; au V«, on le donne aussi à la T. Ste Vierge et aux Saints.

Sculpture. — L'art des sarcophages même païens n'a jamais été très parfait. Ces monuments pour la plupart ne sont pas antérieurs au II® siècle, et déjà la décadence artistique approche. Depuis le commencement de la république, l'usage de l'incinération était devenu très général ; quelques familles seulement, comme la Gens Cornelia, avaient con-

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