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a. Bp. XXXII ad Sntriim. 10, 17. (j°. t., t. LXI, col. 336.339)-
montre dans la basilique de cette ville et dans celle de Fundi une image semblable qu'expliquait l'inscription suivante :
(Cim. de Sl-Calixle.) SVB CRVCE SANGVINEA NIVEO STAT CllIilSTVS IN AGNO. On voit également ce symbole au cimetière de Domitille : à l'agneau couché sous l'ancre on a ajouté une colombe qui
(Cim. de Sl-Calixte.) vient se reposer sur sa poitrine : ne serait-ce pas le premier emblème de l'amour mutuel de Notre-Seîgneur et des âmes 7
Ce symbole a pris plus tard une forme ditférente : celle de l'agneau placé sur une colline, d'où s'échappent les quatre fleuves de l'Écriture. Cette composition nouvelle s'est développée surtout dans la mosaïque ; maïs elle est antérieure au Vl° siècle, car on en trouve un exemple du IV i St- Sébastien.
De la figure du bon Pasteur doit être rapprochée celle de l'Orante, qui souvent ia complète. On a dit que l'Orante est dérivée de la «Pietas » païenne, que nous ''connaissons par une belle statue conservée au Vatican. Il y a certainement de la ressemblance entre les deux figures, et les artistes chrétiens ont pu se servir du type déjà connu. Toutefois il n'est pas prouvé qu'ils l'aient vraiment imité, car l'Orante n'est autre chose qu'une figure en prière, dans une attitude commune aux Romains et aux Orientaux. D'après S. Ambroisc, cette attitude rappelle Notre-Seigneur en croix ; interprétation pieuse, mais qui sans doute n'était aucunement dans l'intcn- (Cinî!'dt cluiie,} 'ion àes artistes.
On distingue deux espèces d'Orantes : les Orantes bibliques et les Orantes isolées. Presque toutes les figures bibliques en effet sont représentées en forme d'Orantes : Noé, Isaac, les trois enfants dans la fournaise. L'Orante isolée est gravée sur les pierres sépulcrales, peinte sur tes plafonds,les arcosoles, les € loculi i. Est-elle, comme on l'a pensé, le portrait du
mort dont elle orne le tombeau ? De fait il n'est pas rare que le nom da défunt se trouve à côté d'une figure d'Orante; ainsi au tombeau de Veneranda, dans la chapelle des Cinq Saints, etc. : elle pourrait être alors un portrait. Mais en général il n'y faut voir qu'une figure symbolique de l'âme. Aussi est-
elle le plus souvent féminine, même quand elle est accompagnée d'un nom d'homme. On lit quelquefois à côté : Anima DVLCIS, Anima TVA in PACE. Une médaille de dévotion conservée au musée chrétien de la Bibliothèque Vaticane montre S. Laurent sur son gnl, et son âme s'envolant sous la
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forme d'une Oratite. Les Actes des SS. Pierre et Marcellio rapportent aussi qu'on vit les âmes des deux martyrs s'élever vers le ciel sous les traits de jeunes filles richement vêtues.
Même quand l'Orante est un portrait, c'est un portrait spiritualis^. Aussi voit-on les Cinq Saints, par exemple, au milieu des fleurs et des oiseaux, image du Paradis. L'Orante devient plus réaliste vers le IV^ siècle ; telle l'Orante richement parée du cimetière de Thrason. Plus tard elle prend les formes byzantines; ainsi le portrait de Ste Cécile à St-Calixte.
Il est certain que l'Orante figurait quelquefois la T. Ste Viei^e ou l'Église. Il y en a auxquelles est accolé le nom de MARIA ou M ARA, comme on le voit en particulier sur un verre doré du Musée de Latran. Les deux Orantes de la mosaïque de Ste-Sabine, qui remonte au pontificat de Célcitîn l^r (commencement du V« siècle), sont désignées par les mots : ECCLESIA EX GENTIBVS, ECCLESIA EX CIR- CVMCISIONE. Mais il est d'ordinaire impossible de préciser si l'on a eu l'intention de donner à telle Orante l'une ou l'autre de ces deux significations symboliques.
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Cljapitre quatrième.