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LES OISEAUX. LE PARADIS

1ES figures d*oiseaux sont extrêmement nombreuses ^ dans les catacombes. Ce symbole est très ancien et il est resté en usage jusqu'au V^ et même au VI® siècle. Peut-être avait-il été emprunté au symbolisme de TÉgypte, car on le rencontre dans Tart égyptien dès le temps des Pharaons.

La figure de la colombe est la plus répandue. C'était, pour les chrétiens, un symbole assez naturel de l'innocence de l'âme fidèle. Pour eux la colombe représentait certainement l'âme délivrée des liens du corps. Parfois on la voit associée à l'orante, et même la compénétrant en quelque sorte ; ou bien accompagnée de noms propres, de qualificatifs qui ne peuvent convenir qu'à une personne : ANIMA INNOCENTIS-

SIMA, PALVMBA, PALVMBA SINE FELLE.

La colombe a signifié aussi le St-Esprit. C'est évidemment en cette qualité qu'elle figure dans la scène du baptême de Notre-Seigneur, aux cryptes de Lucine, et dans l'inscription de Césarée de Mauritanie rapportée plus haut (').

Quand elle est placée, comme l'orante, au milieu des fleurs, des arbres du jardin céleste ; ou bien posée sur un vase, ou becquetant une grappe de raisin, elle est l'emblème de la joie du ciel, peut-être aussi un symbole eucharistique.

Dans les cryptes de Lucine, on voit, faisant pendant à deux brebis tournées vers un autel, deux colombes qui regardent un petit arbre. Il semble qu'il y ait là un double symbolisme parallèle : la première scène serait une image des fidèles nourris de l'Eucharistie pendant la vie terrestre ; la seconde, des âmes délivrées des liens du corps et sauvées par la vertu de la croix. Au reste, une scène analogue se retrouve

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