‹ Basiliques et églises de RomeChapitre 260 sur 325 · LE JUGEMENT DE LAME. 3O · texte numérisé non relu

LE JUGEMENT DE LAME. 3O

qui conduit au ciel : c Luceraa pedibus meis verbum tuum, Dfle ('). >

Les rouleaux, que, dans ces peintures, on voit entre les mains de Notre-Seigneur, des martyrs ou du défunt, qui figurent aussi auprès de Ste Pétronille dans la fresque du

cimetière de Domitille, ont une certaine importance pour l'histoire du Nouveau Testament. Ces rouleaux représentent certainement la Ste Écriture ; on les voit toujours dans les peintures antérieures à Constantin. Dans les peintures postérîeures,on trouve tantôt le rouleau, tantôt le livre, €\e codex»,

qui commença à être en usage dans la seconde moitié du II I« siècle. Il était certainement employé pour les Stes Écritures au commencement du IV^ siècle, le manuscrit du Vatican est de cette époque ; mais c'était un luxe que ?e permettaient seules les grandes Églises. Au V® siècle, dans les mosaïques de Ste-Pudentienne, de Ste-Sabîne, le livre remplace tout à fait le rouleau. A Ravenne, dans le baptistère des orthodoxes, on voit le livre placé sur Tautel et portant les noms des Évangélistes. Zahn et Schultze ont observé que lorsqu'on se servait de rouleaux, on ne pouvait songer à mettre un ordre dans le classement des Évangiles, chaque rouleau n'en contenant qu'un tout au plus. L'ordre usité aujourd'hui est certainement très ancien ; il semble bien avoir été celui du Canon deMuratori ;M. Schultze pense qu'on l'a fixé d'après les monuments figurés. Jusqu'au VI^ siècle les combinaisons ont été très variables.

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