LE JUGEMENT DE L AMF. 3O
Ici les deux martyrs sont sans doute SS. Prote et Hyacinthe, enterrés au cimetière de St-Hermès.
D'autres fois, comme sur un arcosole du cimetière de Cyriaque, l'âme est figurée par une femme qui se tient debout, seule, devant le Juge divin assis.
La scène du jugement de l'âme se voit, au cimetière des Sts-Pierre et Marcellin, au plafond d'un f cubiculum > dont la décoration présente d'une manière remarquable l'ordre logique signalé précédemment. Cette scène en forme le centre. Tout autour sont représentés l'Annonciation, l'Epiphanie, le Baptême de Notre-Seigneur, et entre les tableaux, le bon Pasteur et l'Orante. Le cycle est complété par les miracles du Sauveur : la guérison du paralytique, de l'avcugle-në, de l'hémorrhoïsse.et l'entretien avec la Samaritaine ('). Comment ne pas voir en tout cela une expression de la foi du défunt, un commentaire des inscriptions que l'on rencontre souvent dans les Catacombes : < Credidit in Deo, Credidit in Christo, Credidit în Deo Christo ? »
Dans ces peintures on voit souvent représentés le ciel et les saints qui aident le défunt à y entrer. Mais au jardin céleste on a ordinairement substitué une maison. Une fresque du
lame crUlologicke ml àmiliro dei SS.
308 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
cimetière de Cyriaque montre l'entra de cette maison et les rideaux de la porte soulevés par un martyr ; un fragment d'inscription du Latran offre l'intérieur avec des colonnes. De même au cimetière de Domitîlle, Ste Pétronille semble introduire dans la maison céleste la matrone Veneranda.
C'est toujours un souvenir de la parole de Notre-Seigneur : « In domo Patris mei mansiones multae sunt (>), > une expression de la confiance que les martyrs accompagnent l'âme au ciel. Quelquefois l'orante est entourée de chandeliers, de lampes, symbole de la lumière éternelle ou de la doctrine