XXXII INTRODUCTION
De ritu sepeliendi mortttos apud veteres christianos et de eorum coetneteriis (1568). Dans ce livre, il parle des catacombes ; il en fixe le nombre à 43, et avoue que de son temps on en connaît seulement quatre: St-Sébastien, St- Pancrace, St- Laurent et St-Valentin.
Peu de temps après, S. Philippe Nérî donne une grande impulsion aux études archéologiques. Lui-môme par dévotion visitait souvent les basiliques anciennes et les catacombes. Il pressa son disciple Baronius d'écrire une Histoire dePÉglise en réponse aux Centuriateurs de Magdebourg : les Annales marquent un vrai progrès dans la connaissance des antiquités chrétiennes.
A la même époque, on retrouva sur la Via Salaria une partie importante de la catacombe de Thrason, vaste cimetière à cinq étages, situé entre les catacombes de Priscille et de Félicité. Ce jour-là (31 mai 1578), dit M. de Rossi, naquit le nom de Rome souterraine ('). Par malheur un éboulement rendit inutile cette découverte ; Bosio, alors âgé de 3 ans, ne la connut pas.
Vers la fin du XVI* siècle, Ciacconio, le belge De Winglie, Jean L'heureux (Macarios), se livrèrent à des travaux d'archéologie, mais sans rien publier. On a seulement les /T^^/^;glypta Macarii^ dans lesquels L'heureux traite des peintures des catacombes et du symbolisme chrétien ; et les dessins de Ciacconio, conservés à la bibliothèque Vaticane.
Pompeo Ugonio, professeur de l'Université romaine, fit l'histoire des stations du carême ( 1 588). Il semble avoir inspiré le goût des antiquités à son ami Antoine Bosio, chargé d'affaires de l'Ordre de Malte. Ils commencèrent ensemble leurs premières explorations en 1593. Bosio reçut sans doute aussi les conseils ou au moins subit l'influence de S. Philippe Nérî. Cet illustre savant, le vrai fondateur de l'archéologie chrétienne, explora les catacombes pendant plus de 30 ans, étudiant tout d'une manière scientifique et rassemblant une grande quantité de documents. En vue d'un ouvrage qui ne parut qu'après sa