‹ Basiliques et églises de RomeChapitre 65 sur 325 · Hist, eccl., 1. V, c. i (A G., t. XX, col · texte numérisé non relu

Hist, eccl., 1. V, c. i (A G., t. XX, col

3. Voir dans le tome II la description du cimetière de St-Calixte.

4. Eusèbe, Hist, eccl., V, 1-3 (/*. C, t. XX, coL 407 sq.). Cf. AW^xà,, Hist des perséc. , t I, c VII.

5. Cf. Aube, Étude sur un nouveau texte grec des Actes des martyrs ScillitainSt

36 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

qui avait fait au Sénat l'apologie du christianisme. Il fut certainement enterré près de la ville ; mais on ne connaît ni le lieu de son tombeau ni le texte de son apologie.

Après avoir persécuté les chrétiens, Commode leur devint très favorable. On a attribué ce changement à la femme de l'empereur, Marcia, qui était chrétienne ou initiée au christianisme, ainsi que nous l'apprend un ouvrage écrit au commencement du III® siècle, les Philosophumena ('). Les chrétiens purent vivre en paix pendant plus de 3o ans. Il est I à remarquer que de très bons empereurs, comme Trajan, y> Hadrien,Marc- Aurèle,ont été leurs plus grands persécuteurs ; tandis que des princes vraiment cruels, Commode, Elagabale, Gallien, leur ont été favorables. Cette anomalie s'explique sans peine : les premiers, ayant une haute idée de la puissance romaine, voulaient la protéger contre toute innovation ; tandis que les autres, adonnés à leurs passions, s'inquiétaient peu de l'empire et des questions religieuses.

Pendant ces 20 années de tranquillité, le christianisme remplit l'empire, il pénètre partout. Tertullien, dans son Apologie (2), ne craint pas de dire que les chrétiens ne laissent aux païens que leurs temples, et que s'ils se retiraient de la société romaine, il ne resterait presque personne. Aussi commence-t-on, au III® siècle, à les traiter avec plus de déférence qu'on ne l'avait encore fait. Ils possèdent désormais leurs tombeaux, leurs cimetières, leurs églises, non seulement à titre privé, mais comme société. Qu'ils se soient servis de l'institution des « Collegia funeraticia », comme l'a supposé M. de Rossi, ou qu'ils aient joui d'une tolérance équivalente à une autorisation légale, il est certain tout au moins que sous Gallien d'abord, puis sous Maxence, et enfin après l'édit de Milan, c'est aux églises, non aux particuliers, que furent restitués les cimetières confisqués.

1. Sur cet ouvrage cf. Batiffol, Anciennes littératures chrétiennes, La littérature grecque, p. 155-159»

Page 1