‹ Basiliques et églises de RomeChapitre 88 sur 325 · I. ffist, eccles., ix, 7 [P. G., t. XX, col · texte numérisé non relu

I. ffist, eccles., ix, 7 [P. G., t. XX, col

a. Corpus inscript, lat., t. III, suppL, no 12132. Cf. de Rossî, BulUttino, 1894, p. 54; — Marucchi, Un nuovo monutnento délia persecuzione di DiocUxiano» dans la Nuova antologia, juin 1893.

de combattre avec leurs folles nouveautés les honneurs dus aux dieux. Cet effet sera obtenu si votre divinité et immortelle puissance prend soin d'arrêter l'œuvre malfaisante de ces athées ennemis de notre religion (t>iv xotxoupyCav tî^ç tov dcOécov dtiiÊ^ôouç éirtTT,oey<xea)ç), et si on leur commande de se dévouer toujours au culte des dieux vos parents pour votre empire immortel et incorruptible. Il est manifeste que ce serait un grand bien pour tous vos sujets. >

Cette inscription est probablement de Tan 311; elle a été martelée, sans doute après la paix. On peut la rapprocher d'une lettre semblable adressée à Maximin par la ville de Tyr en Phénicie, lettre qu'Eusèbe cite dans son Histoire (») et qu'il dit avoir vue, avec la réponse de l'empereur, sur le forum de Tyr. Ainsi Tédit de Galère ne mit pas fin à la persécution, elle dura jusqu'en 312.

Malgré la persécution, les chrétiens purent posséder leurs cimetières, leurs titres ; ils eurent même des églises publiques, à Nicomédie par exemple, et probablement à Rome. Et cela non seulement sous le pape Eutychien, mais même sous le pontificat de Caius et de Marcellin. Une inscription du cimetière de St-Calixte rappelle que le diacre Sévère, avec la permission du pape Marcellin, titulaire naturel du cimetière, avait creusé pour sa famille un € cubiculum duplex cum arcisoliis et luminare > ; les chrétiens étaient donc propriétaires de la surface du sol. On ne confisqua, après Tédit de 303, que les cimetières publics, et non les cimetières privés. Si celui de Ste-Cyriaque le fut, c'est qu'il avait été donné à l'Église et était devenu propriété de la communauté chrétienne.

S. Marcellin, que nous venons de nommer (►p 304), fut autrefois accusé d'avoir sacrifié aux idoles. Cette légende, consignée dans le Liber pontificalis^ est empruntée à une Passio apocryphe. Le récit qu'elle fait est certainement faux: elle parle d'un concile d'évêques qui aurait été tenu à Sinuessa, or pareille réunion était impossible en temps de persécution.

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