I. Loc. cit
64 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
Toutefois il semble bien que Marcellin, s'il ne s'est pas rendu coupable d'apostasie, ait eu une certaine responsabilité dans la tradition des Livres Saints (i).
Après la mort de ce pontife, le siège de Rome resta vacant pendant quatre ans. Il faut placer à cette époque le niartyre des SS. Pierre, exorciste, et Marcellin, prêtre. S. Dama3e recueillit de la bouche même du bourreau les détails de leur supplice :
Percussor retulit Damaso mihi cum puer essem (^).
Leurs corps,cachés en haine des chrétiens, furent découverts par une matrone nommée Lucille, qui les transporta sur la voie Labicane. On dut pareillement rechercher les restes de Ste Candide, de S.Castule, de S.Eutychius. Candide, convertie par S S. Pierre et Marcellin, fut arrêtée à la sortie d'une catacombe où elle avait assisté à la messe de ce dernier, transportée sur la voie de Porto et précipitée par un lucernaire dans la catacombe de Pontien. Le corps de S. Castule fut aussi caché par les soldats dans une carrière de la voie Labicane, qui ensuite devint un cimetière. Enfin S. Damase eut beaucoup de peine à retrouver, pour le rendre à la Vénération des fidèles, le corps de S. Eutychius jeté € in barathrum >, ainsi qu'il le rapporte dans son inscription en l'honneur de ce martyr (3). Ce « barathrum > devait être voisin de la catacombe de St-Sébastien.
Le martyre de Simplicius, de Faustinus et de leur sœur Viatrix, enterrés dans le domaine de Generosa, € ad sextum Philippi » C^), et celui de Ste Sotère, appartiennent également à cette période. La famille de Sotère avait plusieurs monuments dans la région de la voie Appienne ; son cimetière ne fut réuni à celui de Calixte qu'après la persécution^ et une petite basilique lui fut dédiée non loin de celle de St-Sixte
I. Aussi S. Augustin ne le défend-il que faiblement, sans même prononcer son nom, contre les attaques de Pétillien : « Ëpiscopos nominas, quos de traditione codicum soletis arguere. De quibus et nos solemus respondere : Aut non probatis, et ad neminem pertinet; aut probatis, et ad nos non pertinet. ]^ Contr. litt, PeiilliaHt, 1. II, c. xcii {P, L., t. XLIII. col. 322 sq.). " 2. Carm. XXIII (P. L., t. XIII, col 396).