CHAPITRE XI. 18S
verture du chemin de fer de Saint-Ëtienne à Lyon, on a constaté également des lambeaux de houille dans les premiers gradins de la faille. Plus à l'Est, cette faille coupe la couche en profondeur ; elle passe au voisinage du puits Saint-'Antoinej et en aval du puits d'Avaize.Sixv ce point la couche est encore vierge, tandis qu'en amont elle est, depuis plusieurs années, à peu près complètement déhouillée. On s'est servi dans ce but du puits Remel à Monihieux, des puits Merle^ Robert , Saint^ Antoine j etc., dans la concession de Gôte-ThioUière, et des puits Saignol, Bertrand, Saint-Hippolyte et Avaize dans la concession de Terrenoire. C'est au puits d'Avaize n"" 2 que les travaux ont atteint la plus grande profondeur; on a exploité jusqu'à la cote de 300 mètres, soit 2&7 mètres au-dessous du jour. La couche augmente d'inclinaison en profondeur et semble y devenir moins pure ; ainsi, au puits d'Avaize, la partie exploitable est réduite à 3 mètres et correspond au banc du Bon Menu. Au-dessous, la quatrième est crue; et, au-dessus, ce sont des alternances de schistes et de charbon, sur /i à 5 mètres de hauteur, difBcilement exploitables. Pour continuer les travaux, il faudrait approfondir le puits d'Avaize n"* 2, puis rejoindre la couche par un long travers-bancs. Malheureusement il ne reste, entre la faille de Monthieùx et celle de la Tardiverie, qu'une bande d'environ 200 à 250 mètres de largeur sur 600 à 700 mètres de longueur, massif dont une partie devra être respectée à cause du tunnel du chemin de fer de Lyon, qui passe sous le coteau d'Âvaize. Malgré cela, Tapprofondissement du puits d'Avaize semble indiqué pour l'avenir, car on pourra également rejoindre l'aval pendage de la troisième couche du côté opposé de la faille de la Tardiverie, au Sud du quartier de la Chaux. Ce quartier, nous l'avons dit, est situé à l'Est de la faille en question, et s'étend, d'une part, jusqu'aux aflSeurements du Mont- Garât et de l'autre, au Sud, jusque sous les hauts fourneaux de Terrenoire. Entre la Barallière et le Grand-Cimetière, où la couche fut autrefois exploitée, le long des affleurements, par l'ancien puits des Chaux et celui du Gaz, le gtte atteint, sur quelques points, 8 à 9 mètres de puissance avec des qualités de houille pareilles à celles de la Tardiverie; mais, à partir de Poyeton, l'affleurement semble s*amoindrir aux approches de la vallée du
JanoD. Au puits Neuf de la Chaux^ foncé il y a dix ans, on n*a trouvé, en effet, que 6'",90 de charbon, divisé en trois bancs par deux nerfs de 0",50 à 1 mètre d'épaisseur. Quant à l*aval pendage, auprès des hauts fourneaux, il est encore inconnu, mais la couche ne saurait devenir brusquement stérile. Il reste donc encore, sur ce point, un champ vierge d'une quarantaine d'hectares qui pourra fournir environ 2,500,000 tonnes de houille.
L'ancien quartier des Chaux fut exploité, vers 1825, lors de la mise en feu des hauts fourneaux de Terrenoire. Une galerie d'écoulement débouchant dans le vallon du Ricolin, près de la Sibertière, passait auprès du puits du Gaz et s'étendait jusqu'auprès du puits Raustain, ouvert au voisinage du hameau de la Barallière. L'aval pendage fut fouillé par le puits Lyonnet, qui rencontre la couche vers 420 mètres de profondeur. Les plans indiquent à l'Ouest une faille, mal explorée, qui doit être un premier gradin de celle de la Tardiverie, et, au Sud, un autre accident peu important, qui sépare ces travaux de ceux que l'on ouvrira un jour au puits neuf de la Chaux. Disons, en terminant, que vers 1825 à 1830 on a creusé, auprès de la ferme de la Tardiverle, un puits de 180 mètres, le puits Nul, dont les résultats furent complètement négatifs ; de là son nom. On reconnut plus tard qu'il était précisément tombé sur la faille de la Tardiverie, dont l'amplitude est de 80 à 100 mètres sur ce point.
On compte aujourd'hui reprendre le quartier des C/iaux par une longue galerie à travers-bancs, partant du fond de la vallée du Janon, près de la station de Terre noire sur le chemin de fer de Lyon.
§ 161. — Sous la troisième couche on a également exploité, dans ce district et vers la même époque, les cinquième et septième couches.
La cinquième couche est séparée de la troisième par un banc de grès massif (taille) de 25 à 30 mètres. Aussi est-elle amincie par érosion dans une grande partie de son étendue. A l'Ouest, dans la concession de Monthieux, elle mesurait 1",50 à J»,70; mais déjà, à Côte-ThioUière, au puits Merle, elle était réduite à 1«»,50 et au puits Saint-Antoine à 1 mètre ; le travers-bancs qui part du puits Bertrand^ au niveau de 152 mètres, n'a trouvé