CHAPITRE XI
Au voisinage de la huitième et de la Crue, le terrain est même à gros grains et présente de nombreux bancs de gratte.
Remarquons aussi que, par le fait de la faille de Méons, le puits Robert a dû dépasser de plus de cent mètres le mur de la quinzième couche, et même pénétrer au delà de la seizième dans les premières assises du massif stérile qui sépare Rive-de-Gier de Saint-Étienne. Le terrain est d'ailleurs sauvage; aussi, d'après les travaux des puits Mars et lUéons^ il est à craindre que la quinzième ne soit à son tour transformée en schistes, dans cette région, comme la huitième et la treizième.
Le troisième puits qui a été creusé, dans ce quartier, à la recherche des couches inférieures est celui de VEst sur la limite de la concession de Monthieux. Il est ouvert au toit de la faille de Monthieux, à peu de mètres du point où elle perce au jour; aussi a-t*on rencontré successivement divers lambeaux de houille, qui correspondent aux couches n""' i , 3, & et 5, toutes entraînées partiellement, le long de la faille, jusqu'au jour ; ce fut le cas, entre autres, dans les travaux du puits Remet (pi. X).
Ouest
. A'ioeazo de la, Men
Dans le puits de VEst^ la couche n« 1 est à 22 mètres du jour ; elle mesurait 0"',35. Le n"" 3, à 70 mètres, contenait i"',95 de houille assez pure; le n* & O'-jSO de houille mauvaise à 90 mètres, et le n"* 5 un mètre de
houille passable à 98 mètres de profondeur. A ce niveau» le puits doit traverser le dernier gradin de la faille, car il atteint le mur de la huitième, déjà connu et exploitée dans le puits voisin, le puits Stem. Le puits de l'Est fut lui-même mis en communication avec ces travaux par un travers-bancs, percé à 102 mètres du jour. Malheureusement là aussi la couche, d*une puissance moyenne de 2",50 à â mètres^ était déjà fortement chargée de schistes^ et devenait inexploitable, dans son aval pendage, à la cote de 380 mètres.
Le puits fut creusé au delà à la recherche des couches inférieures. Après une série de schistes et de grès, plus ou moins micacés, on a trouvé la onzième couche dans un faible accident à 272 mètres, et la douzième dans un autre rejet analogue à 294 mètres. La première de ces couches avait 0"',30dans le puits et 0",65 dans une galerie de recherche, qui suivait les traces du gîte. La douzième conservait sa puissance ordinaire de i'°^20, dont Oo^eO de bon charbon à la base, et 0«,60 de charbon entremêlé de schistes vers le toit. Quant aux couches 9 et 10, elles s'amincissent déjà, comme nous le verrons, dans les travaux voisins du puits Saint-Louis, et paraissent s'évanouir au Sud avant d'atteindre le puits de VEst. A part cela, le terrain se présente ici avec ses caractères ordinaires ; aussi la distance de la huitième à la douzième couche est-elle, comme ailleurs, d'environ 200 mètres (voy fig. 31).
La douzième couche n'a pu être exploitée, à cause des nombreux accidents secondaires qui l'affectent au voisinage des grandes failles de Monthieux et du Soleil. L'un de ces accidents, plongeant au Sud-Ouest comme la faille du Soleil, occasionne un déplacement de 25 mètres et traverse le puits entre 325 et 360 mètres. C'est un épais brouillage qui a rendu le creusement du puits assez difficile.
La treizième couche fut enfin traversée à 416 mètres, soit 122 mètres au-dessous de la douzième et 321 mètres sous la huitième. Elle est précédée et suivie de roches micacées, plus ou moins sauvages. Le puits est arrêté dans lin grossier poudingue quartzo-micacé à Û38'",60 de profondeur. On a entrepris quelques travaux dans la treizième couché; on a re-