CHAPITRE XL
Le puits Robert a longtemps servi à l'exploitation des troisième, cinquième et septième couches de Cdle-Thioliière ; il coupe la troisième à 33 mètres, la cinquième à 116 mètres, et la septième à l&O mètres. Au niveau de 205 mètres, un travers-bancs va rejoindre la troisième couche, dans son aval pendage, très près du point où elle est limitée par la faille de Monthieux. Le puits a été poussé jusqu'à 600 mètres dans l'espoir de rencontrer la huitième couche au toit, et la treizième couche au mur de la faille de Monthieux.
La figureâO fait voir jusqu'à quel point on a réussi. Un embranchement, ou premier gradin peu incliné, de la faille de Monthieux a coupé la huitième couche vers 3/i5 mètres ; à /lOO mètres le puits a franchi la faille principale, et au niveau de 5^5 à 550 mètres, où devait se trouver la treizième couche, ila traversé la faille inverse de Méons. On à bien rencontré sur ce point des filets de houille, mais la veine est complètement oblitérée. La couche, déjà entremêlée de beaucoup de schistes dans les travaux des puits VerpiUeuo! et de l'Est, comme nous le verrons sous peu, semble ici remplacée sur toute sa hauteur par des schistes faiblement charbonneux.
La huitième couche, reconnue au puits Henrif comme on Tient de le dire, fut ensuite recoupée par un travers banc, ouvert au puits Robert à 339 mètres. On l'explora en divers sens et on la trouva, non seulement affectée par les premiers gradins des deux failles, mais encore réduite à de faibles dimensions. Au milieu de la couche, un nerf schisteux de i",50, et au mur, comme au toit, un simple banc de 1 mètre, plus ou moins mêlé de minces filets de schistes. Bref, la huitième couche est inexploitable sur ce point, comme dans le fond des travaux de TÉparre. La largeur de la zone houillère est d'ailleurs réduite à 80 mètres.
Quant à la treizième couche, dont les traces ont été rencontrées vers 5&5 à 550 mètres, on ne l'a pas fouillée parce que les travaux de Méons, dans les puits Saint^laude et Verpilletix^ et ceux de Montbieux au puits de VEst, annonçaient déjà la complète altération de la couche.
Notons encore, au sujet de la figure 30, que la position relative des couches n**' 8> 12 et 13 a pu être fixée par les travaux de Montbieux au puits de FEsL
Maintenant, pour les failles de Méons et de Montbieux, se présente la question de leur &ge relatif. Comme le prouve la coupe (fig. 30), on a admis que celle de Méons est de date plus récente. Cela est probable, en effet, d'après sa manière d'être à l'égard de celle de la Barallière, et cela ressort surtout de ce fait qu'une grande faille coupe le puits Robert juste au point où passerait celle de Méons, supposée prolongée avec sa pente et sa direction normale, telles qu'elles sont connues parles travaux de FÉparre et ceux du puits Henri.
L'âge relatif ainsi établi, il est évident que la faille de Montbieux a dû être déplacée par celle de Méons avec le massif entier qui la contient. J'ai pu ainsi fixer sa nouvelle position, au mur de la faille de Méons, en partant de l'amplitude bien connue de cette faille, et par suite marquer aussi, d'une façon approximative, le niveau et la position de la treizième couche dans cette région orientale de Côte-ThioUière.
Disons enfin, au sujet des puits Henri et Robert, que les roches qui succèdent à la septième couche sont ici, comme ailleurs, fortement micacées.