‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 111 sur 280 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

au-dessous des couches de Tétage supérieur. On peut donc, sans trop de témérité, affirmer d'une façon à peu près positive que, sous le bois dWvaize, la troisième couche doit se trouver exploitable, du moins dans les régions où elle n'est pas rejelée par la faille de Monthieux. Or, s'il en est ainsi, on doit retrouver les traces des groupes de la Troisième et des Rocheties au Sud du bois d'Avaize, où les assises inférieures remontent au jour, en se relevant vers le bord du bassin houiller, contre le pied de la chatne du Pilât. Quelques afDeurements se voient, en effet, sur ce point, et d'importants travaux furent entrepris, par les concessionnaires du Janon, en vue de les explorer.

Rappelons d'abord que la galerie du Janon (voir pi. XXIII) a recoupé, dans toute son étendue, le massif schisto-charbonneux qui caractérise le mur de la Grande masse. Or, vers le milieu de ce massif, elle a traversé une couche de houille, de qualité médiocre, ayant l'Oslo, qui doit correspondre au groupe des veines 7, Set 9 du bois d'Avaize, presque confondues en une seule dans la profondeur. De là à la couche des Rochettes la distance normale est de 100 à 120 mètres; eh bien! à pareille distance on a reconnu, dans le lit du Janon et dans les fondations de la forge de Terrenoire, une couche crue de l^ySO. Une couche de même nature fut aussi coupée, par le chemin de fer, à mi-distance entre les deux puits inférieurs du tunnel de Terrenoire. L'assimilation n'est pourtant pas certaine, car des failles de direction sillonnent ce quartier, et mettent parfois en regard des bancs appartenant à des niveaux différents.

Pour explorer cette partie du bassin houiller la compagnie de Terrenoire fonça, non loin de la forge, le puits Saint-Félix, sur l'affleurement même de la petite couche que je viens de mentionner, dans la galerie du Janon, à iiO mètres au mur de la Grande masse. Le puits fut approfondi jusqu'à &23 mètres sans rencontrer de véritable couche de houille. Vers 180 mètres on trouva cependant quelques filets de charbon qui pourraient correspondre à la couche des Rochettes. La raideur de la pente, voisine de 70% prouvait le passage d'une faille de direction plongeant au Nord-Ouest. A 350 mètres on traversa une nouvelle faille; c'était la

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