‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 115 sur 280 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

les deux bords de la rivière- On voit là, auprès de Bayard, le long de la route départementale n** 7, un petit affleurement charbonneux que j'avais considéré, en i8ù7, comme pouvant représenter l'étage de Rive-de-6ier. Par le fait, il est encore éloigné de la brèche de la base, et M. Grand'Eury y a même trouvé des plantes qui caractérisent le puissant étage séparant Rive-de-6ier de Saint-Étienne . Deux puits, dont l'un d'environ 200 mètres, sur les bords de l'Onzon, ont prouvé que cet affleurement ne s'améliore pas en profondeur, et qu'en réalité, comme ailleurs dans le bassin de la Loire, cet étage intermédiaire est vraiment stérile sur ce point.

Quant à l'étage même de Rive-de*Gier, il est également stérile le long de son affleurement; aussi, dans l'état actuel des choses, on ne saurait affirmer si, oui ou non, il sera exploitable à partir d'un certain niveau. En tout cas, la moitié Sud de la grande concession du Gros peut seule contenir des couches de houille, et sous un tiers à peine de son étendue s'étend l'étage inférieur de Saint-Étienne.

§ 168. — L'étage stéphanois débute auprès des hameaux de la Chèvre et des Granges, par une couche qui, vu sa qualité et sa situation, représente certainement la suite de la couche n* 16, connue à Beuclas (pi. VU et IX). A la Chèvre, comme aux Granges, on a fouillé, en effet, une couche de qualité inférieure qui incline au Sud-Est sous les travaux de la grande couche du Gros (la quinzième). A la Chèvre le puits n'a qu'une vingtaine de mètres ; il communique, parles travaux, avec une fendue partant des affleurements. La veine est entremêlée de schistes et n'avait guère plus d'un mètre de puissance; le charbon en est pierreux. Les travaux sont de toutes parts bornés par des accidents, qu'on n'a pas cherché àfranchir à cause de la mauvaise qualité de la houille. Ils n'ont d'ailleurs que 100 mètres en direction sur 150 mètres suivant la plongée, qui est de 18 à 20 pour cent en moyenne.

Les travaux des Granges sont plus étendus; on les a exécutés il y a trente-cinq ans. Le puits d'aérage, voisin des affleurements, n'a que 20 mètres, le puits principal^ dit Théodore^ une cinquantaine de mètres. La couche ne mesure en moyenne que l^'ylO à 1"",20 ; au mur existe en outre un autre banc inexploitable comme à BeuclaSt Le charbon des Granges est

entremêlé de nerrs, comme celui de la Chèvre, et peu riche en matières volatiles. L'exploitation en était pourtant facile parce que le toit de grès exigeait peu de bois, et que la proportion de gros charbon y était élevée. Malgré cela on n*a pas cherché à franchir les accidents, qui limitent la couche à TEst et à TOuest. Les travaux ne se sont étendus que sur 200 mètres dans le sens de la pente, qui était faible comme à la Chèvre. En direction la couche fut suivie à peine sur iOO mètres, près du jour, et sur 180 mètres au niveau du puits Théodore.

Jusqu'à présent on n'a nulle part cherché h atteindre cette seizième couche au-dessous des travaux de la quinzième. Le puits Valeton seul a été foncé jusqu'à 60 mètres au mur de la quinzième, distance insuffisante pour rencontrer la seizième. Le terrain traversé se compose de grès grossier.

§ i69. — La quinzième couche est régulièrement exploitée dans la concession du Cros depuis cinquante ans, et le fut même antérieurement au voisinage des affleurements. Les travaux occupent aujourd'hui toute la largeur de la concession, soit j,500 mètres, depuis l'ancien étang de Molina près de Chaney jusqu'à l'étang du Cros, entre TÉtivalière et le hameau du Cros. Les affleurements longent le pied méridional du Mont- Reynaud, près des Granges et de la Girardière, et les travaux vont de là jusqu'à la limite Sud de la concession, sur 1,000 mètres selon le pendage. Au delà, la couche s'enfonce sous la concession voisine de Méons, où l'on vient seulement de l'atteindre, par le puits Mars^ il y a peu de temps (pi. IX).

Dans la concession du Cros elle fut jadis exploitée par les puits Faleton et du Cros, et l'est encore par les puits Camille et des Chaumières, ce dernier servant pour la descente des remblais.

Le classement de la grande couche du Cros est resté douteux pendant fort longtemps. La quinzième couche de la Chazotte se trouvant amincie au puits Jovin, situé à 350 mètres de la limite Est des mines du Cros, on devait penser qu'il en serait de même au Cros. D'autre part, les travaux voisins de Méons ne pouvaient fournir aucun renseignement utile, à cause des failles qui séparent les deux mines. Comme la quinzième semblait s'évanouir à l'Ouest de la Chazotte, on ne pouvait hésiter, pour la couche du Cros,

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