CHAPITRE XI
qu'entre la quatorzième et la treizième. Mais la quatorzième s'amincit aussi vers les limites de Méons, au puits des Quatre-Nations. On était donc amené à assimiler la couche du Gros à la treizième. Ce rapprochement était d'autant plus naturel que la couche du Gros ressemble beaucoup plus, comme puissance et qualité, à la treizième de Méons et de Ghaney qu*à la quatorzième du Montcel. Mais aujourd'hui, que les travaux du Gros sont plus étendus, on est obligé de reconnaître que la couche que l'on y exploite passe sous la treizième du puits Sainte-Marie de Ghaney, et que la faille de la République la rejette de même au-dessous de la treizième des puits Mars et de VÉtang à Méons. Par suite, cette couche inférieure ne peut être que la quatorzième ou la quinzième. Or, ici le doute n'est guère possible, car non-seulement la couche du Gros ressemble beaucoup plus à la quinzième qu'à la quatorzième, mais encore les travaux prouvent qu'auprès de Molina la couche du Gros doit passer à plus de 200 mètres au-dessous de la treizième, ce qui dépasse de beaucoup la dislance à laquelle peut se trouver la quatorzième, et, d'ailleurs, on connaît, près de Molina, audessus des travaux du Gros, un afOeurement, dont les caractères et la position correspondent bien à la vraie quatorzième. Il suit donc de là que l'on peut considérer comme établi que la couche du Gros est bien réellement le prolongement occidental de la couche de la Vaure, ou quinzième, dés concessions de la Ghazotte et du Montcel. Si celle-ci est amincie au puits Jovin^ vers la limite Ouest de la Ghazotte, on a constaté aussi qu'au voisinage des affleurements, en amont du puits des Chaumières, la couche du Gros est peu puissante et de qualité inférieure. Elle ne s'améliore et ne devient importante que vers son aval pendage, au voisinage de Molina. Du reste au Gros, comme à la Ghazotte, la quinzième couche est peu constante dans son allure; la puissance et la qualité varient souvent assez rapidement et à des intervalles de faible étendue. Cependant elle se compose également de deux bancs principaux, séparés l'un de l'autre par un nerf schisto-charbonneux, dont l'épaisseur varie de quelques centimètres à 1"',60, et dans lequel se trouvent aussi des rognons de fer carbonaté-lithoîde. Au Gros,
comme à la Ghazotte, le banc sTipérieur fournit de la houille plus u. 27
210 BASSIN HOIilLLER DE LA LOIRE.
dore que le banc infériear. Celle-ci, sans être aussi moureuse qn*i la Chazotte, est cependant assez friable. La houille des deux bancs est d'ailleurs plus grasse et plus riche en matières volatiles que celle de la quinzième du district précédent. Elle donne 75 à 76 pour 100 de coke dense et compact, bien fondu, et perd, par suite, à la calcinaticMi, 2& à 25 pour 100 de ma- Hères volatiles. Le charbon comprend, comme presque toutes les houilles à courte flamme, des lamelles alternativement ternes et brillantes. (Voir le n* 108 du tableau des houilles.) Dans le charbon en morceaux, les cendres atteignent la proportion de 6 à 7 pour cent.
Le toit de la couche est formé de 10 à 20 mètres de sdiistes^ contenant çà et là . des rognons de minerai. Plus haut vient un gros banc de grès qui va jusqu'à la surface du sol. An mur se trouve du schiste, puis également du grès (/at/le), et parfois, dans ce schiste, un troisième banc de houille qui, dans les parties exceptionnellement puissantes, forme alors, avec les bancs supérieurs, par la disparition des nerfs schisteux, une couche unique de 10 à 12 mètres de puissance. En général cependant l'épaisseur utile est peu supérieure à 6 ou 7 mètres. Yoici la coupe, relevée dans les travaux, auprès de l'ancien puits du Gros :
Schiste 45-,00 k SO-,00 Toit.
Banc supérieyTy houille dare ...... 9 50 à 3 00
( schiste charbonneux ) . ^^ Nerf compreuaot < ... > 4 60
( et minerai de fer. )
Baoe inférieur^ houille tendre relativement l Paiaaance totale 8* à 8",S0
pure 150 | dont 4 à 5> de houUle.
^, . , , ( schiste charbonneux. 4 00
Nerf composé de { . . ^ ^^
( grès fin schisteux • . 0 80
Banc du mur. Houille 0 50
Schiste et grès sdiisteux. Mur.
Vers l'aval pendage, et surtout en s'avançant vers l'Est, la cotiche devient plus forte ; le banc supérieur ^iieïni h mètres, le nerf, situé au-dessous, se réduit à 1 mètre, le banc inférieur s'accrott à 3 mètres, et cela aux dépens du schiste charbonneux, qui disparaît en ne laissant plus qu'un nerf de grès de O^ySO, sous lequel le banc, du' mur mesure encore O^^^SO. Enfin au-