CHAPITRE XI
de Méons à faible distance du puits Saint^Claudej aussi les travaux n*ont-ils pu être poussés que dans la direction du puits de CÉparre vers FEst. Il ne reste guère d'inexploité que Taval pendage de la douzième couche au Sud- Est du puits Saint-Claude; mais on sait, par les résultats négatifs des puits du Crétet Robert^ que les chances sont peu favorables dans cette direction.
Par contre, on peut espérer la suite du groupe, sous les concessions voisines de Bérard et de Monthieux, au toit de la faille de Méons. Nous avons même déjà signalé Texistence des couches li et i2 au puits de FEst de Monthieux, et nous allons aborder maintenant ce groupe plus au Nord, dans la- partie occidentale de la concession de Méons et vers les limites de celle du Gros. Cependant, avant de quitter le quartier de l'Éparre, il importe d'ajouter qu'aux puits Saint^Claude une veine de charbon de O^^ySO existe à &0 mètres au mur de la douzième.
S 176. — A rOuest du sous-district, dont je viens de parler, s'étend, du Nord au Sud, le coteau de Montheil et de Monthieux. Il est compris entre les deux failles parallèles de Méons et du Soleil. La première, comme on l'a vu, fait descendre les assises de 220 mètres ; la seconde les abaisse, à son tour, de 250 à 300 mètres. Elles sont horizontalement à 600 mètres l'une de l'autre; c'est la largeur de la zone qui va nous occuper. Elle débute au Nord par la faille de la Bépublique, comme le montrent les planches IX et X. On voit là, dans l'angle Sud-Ouest de la concession du Gros, les afQeurements du groupe 9 à 12, entre la faille et le puits Camille, et l'affleurement de la huitième à peu de mètres au Sud du puits. Ces cinq couches plongent au Sud-Est, sous la concession voisine de Méons. La pente en est d'abord assez forte, mais diminue vers l'aval pendage et y change même de sens, comme le montrent les courbes de niveau. A partir de la concession de Méons l'allure des couches est parallèle aux failles de Méons et du Soleil, mais leur pente est inverse. Les deux failles plongent de &5 à 50"" vers l'Ouest, tandis que les couches inclinent de 15 à 20 0/0 vers l'Est.
Le groupe inférieur 9 à 12 est recoupé par des travers-bancs, qui partent des travaux de la quinzième, au mur de la faille de la République (pi. IX) .
On les exploite là où la puissance et la régularité du gtte le permettent, mais n. 29
en général, dans la concession dn Gros» les quatre couches sont minces, tourmentées et souvent affectées par des accidents. La douzième parait avoir eo moyenne l",â0, mais descend parfois à 0",80. La onzième mesure V^ à 1%20; la dixième n'avait dans un travers-bancs que O^^^SS, mais se renfle ailleurs jusqu'à 0°^,80 ; enfin la neuvième varie de 0",80 à 1",20. C'est la seule couche traversée par le puits Camille; elle s*y trouve, à la profondeur de 96 mètres, sous un épais massif de schistes entremêlés de grès fins schisteux. Le mur se compose de grès massif ordinaire. On rencontrerait la dixième vers 150 à 155 mètres, c'est-à-dire à & ou 5 mètres audessous du fond actuel du puits. Jusqu'à présent les quatre couches 9 à là sont à peine entamées au Gros ; tandis qu'elles sont régulièrement exploitées au puits Saint-Louis de Méons (l'ancien puits du Bessard). Par ce motif, je passe immédiatement à ce puits voisin, situé à 500 mètres au Sud du puits Camille. J'ajouterai seulement que le puits Camille^ suffisamment approfondi, rencontrera la treizième couche vers 300 mètres du jour, c'est-àdire à 100 mètres environ en amont du puits Saint-Louis (voir coupe de la pi. IX).
Le puits Saint-Louis fut ouvert, il y a cinquante ans, pour l'exploitation delà huitième couche, alors assimilée à la troisième du bassin. Nous en parierons après le groupe 9 à 12. Pour le moment, je dirai seulement que la huitième se trouve dans ce puits à 72 mètres de profondeur, sous des schistes et des grès plus ou moins micacés. Vers 18&5 le puits fut approfondi, afin de rechercher, au mur de la Grande masse, les petites couches & à 7, connues au Treuil et à Bérard. On ne les trouva pas. A leur place on rencontra de simples filets de charbon, à 125, 135 et 151 mètres de profondeur. C'était, comme nous le verrons, un premier indice qui semblait établir que la Grande masse du Bessard ne pouvait correspondre à la troisième du quartier du Treuil. Cependant on pouvait alors admettre que ces filets représentaient en réalité les veines en question fortement amincies. Quoi qu'il en soit, on perdit alors courage, et le fonçage fut une seconde fois suspendu. On ne le reprit que lorsqu'on fut certain que la Grande masse était bien ta huitième, et qu'au-dessous on devait rencontrer non le groupe 4