CHAPITRE XI
à 7, mais les couches 9 à 13, déjà connues dans les puits voisins de Mars, Saint'-Claude et de VÉparre^ au mur de la faille de Méons, On rencontra en effet :
La neuvième couche à 192 mètres.
La dixième couche à 235 mètres.
La onzième couche à 252 mètres.
La douzième couche à 275 mètres.
Et la treizième couche à 396 mètres.
Le puits est arrêté au niveau de 403 mètres.
Les roches traversées se composent principalement, entre la huitième et la neuvième couche, de grès quartzo-feldsphatiques {taille) y sauf au voisinage des filets charbonneux, ci-dessus mentionnés, où dominent les schistes.
Entre la neuvième et la dixième couche, ce sont de fréquentes alter* nances de grès fins et de schistes; entre la dixième et la onzième du grès; entre la onzième et la douzième nouvelle alternance de roches arénacées et schisteuses. Sous la douzième viennent 15 à 20 mètres de grès ; après cela, jusqu'à la treizième couche, presque exclusivement des schistes, fins ou grossiers, avec de nombreuses veinules de houille crue.
La neuvième couche est formée de houille dure, pareille à celle de la onzième du puits de TÉparre. La puissance oscille entre 1 mètre et l'',&0. On l'exploite peu à cause de sa mauvaise qualité. Le charbon ne peut se vendre qu'en hiver pour le chauffage domestique. Les trois autres couches sont meilleures; la dixième mesure 0°',70 à 0'',80; la onzième 1"',15 et la douzième l'",20 à l'°,50. On les exploite toutes les trois ; mais elles s'amincissent au Sud, en pénétrant sous les puits de Montheil de la concession de Bérard. Dans cette direction on constate d'ailleurs le rapprochement graduel des couches 10 et 11.
L'exploitation des quatre couches est facile et peu coûteuse, grâce à leur régularité, au Nord et à l'Ouest du puits Saint*Louis. Par contre au Sud,, outre l'amincissement dont je viens de parler, de fréquents accidents viennent troubler la marche des couches. C'est, en effet, entre les puits SaitU^ fjmis et de l'hérable que prend naissance la faille de Monthieux; c'est
d*abord une simple précipitée de mines, puis bientôt une véritable faille, qui grandit rapidement du Nord au Sud. Outre cela, il se détache de cet accident, ainsi que de la grande faille parallèle, mais à pente opposée, du Soleil, une foule de rejets secondaires, la plupart figurés sur nos plans de la huitième couche, dans les travaux des puits Payet et Peyret sous Montheil (voir pL X et XXI). Ces accidents, déjà fâcheux dans une grande couche comme la huitième, sont surtout gênants dans les couches minces. Aussi les travaux n*ont-ils pu se développer largement, dans les couches 9 à 12, sous Montheil et Monthieux.
Au puits de VEst, la douzième couche était réduite à 0",60, la onzième à 0'",65^ enfin les dixième et neuvième y sont fortement amincies (§ 163).
Au-dessous du groupe 9 à 12 on a rencontré, au puits Saini-Lùuis, la treizième couche à la profondeur de 396 mètres. Avant de la chercher sur ce point on perça la faille du Soleil à partir des travaux de la huitième du Treuil. Un court travers-bancs et un puits intérieur de 17 mètres amenèrent, en 1872, la découverte de la treizième proprement dite, et confirmèrent les déductions tirées de l'étude de la faille de Méons.
La couche diffère peu de celle du puits Mars (§ 171). Sous un toit de schiste charbonneux vient d*abord un banc de houille crue de l'",â5, puis un nerf schisteux (le carreau) de 0'',37, ensuite la couche proprement dite de &°',lâ, dont la moitié inférieure surtout est d'excellente qualité.
Au-dessous, sur 9 mètres de hauteur, plusieurs alternances répétées de schistes et de houille plus ou moins crue. Jusqu*à présent la couche n'est point encore exploitée sur ce point, on Fa simplement explorée en descente depuis la faille du Soleil jusqu'au puits Saint-Louis. Mais on prépare activement les travaux, et tout y annonce, comme au puits Mars^ une exploitation fructueuse et une excellente houille à coke. Il faut cependant s'attendre à une altération graduelle de la couche au Sud, d'après sa manière d'être aux puits Verpilleux et de VEst.
§ 177. — Arrivons maintenant à la huitième couche du sous-district de Montheil ; c'était autrefois la couche importante de ce quartier. Elle fut, comme je l'ai dit, pendant fort longtemps assimilée à la troisième du Treuil.