‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 134 sur 280 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

J*ai constaté ce fait/ sur une grande éohelle, non seulement au puits Valérie, mais encore dans les travaux dès puits Thibaut et Vincent.

Un autre caractère, facile à constater dans la cinquième couche, est la fréquence des troncs d*arbres directement implantés sur la houille. Celleci semble avoir servi, pour ainsi dire, de terre végétale à de vastes forêts de Syringodendron. Dans Tune de mes visites des travaux de la cinquième au Treuil, j*ai compté, dans un espace de dix mètres de côté, plus d'une douzaine d*arbres, dont les racines s^étalaient à la surface de la houille, et dont les troncs, d'abord coniques, puis cylindriques, s'élevaient normalement au travers du grès qui couvrait la houille. On pouvait suivre les troncs sur 2 à â mètres de hauteur; plus haut ils étaient brusquement rompus.

L'écorce est transformée en houille, tandis que le tissu cellulaire intérieur du tronc a disparu et se trouve remplacé par du grès pareil à celui du banc dans lequel le tronc est brisé. Il est évident que, lors du dépôt de ce banc, le sable a dû s'introduire dans le tronc évidé et s'y est durci, comme le sable environnant, sous la pression des assises supérieures, et par l'action du ciment dont la masse humide s'est trouvée imprégnée.

J'ai rencontré les mêmes troncs dans les travaux de la cinquième au puits Vincent de la concession de Bérard ; ils sont d'ailleurs connus et fort redoutés par les mineurs, parce que souvent ces rizomes coniques se détachent et tombent inopinément au moment de l'abatage de la houille. On les désigne alors sous le nom de Cloches.

Les failles, précédemment citées dans la troisième couche, affectent aussi, il est à peine besoin de le dire, les couches inférieures n^ & à 7. Il suffit de rappeler la faille du puits du Marronnier , qui relève la cinquième au niveau de la troisième et celle du puits Saint-Simon^ sur les confins de la concession de Monthieux. Mais on a rencontré, outre cela, dans les travaux de la cinquième au Treuil, deux accidents spéciaux. Entre les puits Valérie et du Gris-de-IÂnj et auprès des puits du Trêve et du Château-Creux^ la cinquième couche se subdivise en deux par l'intercalation d'une lentille de grès qui atteint 5 à 6 mètres sur quelques points : la branche supérieure de la couche ne conserve plus que 0",25 à 0°,70 d'épaisseur. C*est une

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bifurcation pareille à celle d% la Grande masse de Rive-<le-Gier, dans les mines de la Cappe et de la Péronniére. Un cours d*eau boueux peu étendu a sans doute fait irruption au sein du bassin où se développait la végétation houillère. En tout cas, il ne faut pas confondre cette intercalation contemporaine d'une lentille aplatie, plus ou moins étendue, avec l'intrusion postérieure d'une masse de grès, en forme de coin, telle que celle du puits Bourgoing^ au voisinage de la faille du Marais (§ ft2, fig. 18).

Le second accident est une sorte d'affaissement local, dû à deux failles parallèles presque verticales. A l'Est de la colline du Cimetière de Saint- Étienne, là où l'affleurement de la troisième décrit l'étroit fer à cheval du Chdteau^reuXf le terrain s'est affaissé de & à 5 mètres, sur environ 50 mètres de largeur.

Dans les travaux de la cinquième on avait rencontré les deux failles parallèles, d'un côté en venant de l'Ouest par les travaux des puits du Treuilf de l'autre en partant du puits du Château-Creux. On supposait l'intervalle stérile, et l'on figurait là, sur les anciens plans de 1830 à 18&0, une large coufflée sans houille.

Finalement, on explora la cassure verticale, et l'on découvrit le massif Intact à /i ou 5 mètres plus bas. C'est un accident bien ordi« uaire, qui aujourd'hui n'étonne personne. Si, néanmoins, je le cite, c'est pour montrer, par cet exemple, combien les anciens plans sont fautifs au point de vue des failles ; on a, en effet, figuré souvent comme failles de simples amincissements par érosion^ et ailleurs, comme dans le cas présent, supposé gratuitement une zone stérile, là où se trouvaient de simples rejets sans épaisseur.

Ajoutons, en ce qui concerne la cinquième couche, qu'elle était, il y a trente à quarante ans, de toutes les couches de Saint-Étienne, celle qui donnait les plus beaux bénéfices, à cause de la qualité exceptionnelle du charbon, de la solidité relative du toit de grès et de sa puissance de i'",50, qui rendaient l'exploitation facile et peu coûteuse.

§ 182. — Les deux dernières couches de l'étage moyen, dans le sousdistrict du Treuil et de Bérard, sont les n"* ô et 7. L intervalle de la cinquième

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