CHAPITRE XI
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§ 189. — Le district de Villebœuf comprend la partie Sud-Ouest du bassin houiller entre le Furens et la faille du Soleil, c'est-à-dire la majeure partie des concessions du Janan et de Terrenoire, l'angle Sud-Ouest de la concession de Monthieuœ et la concession entière de Villebœuf. 11 est borné au Nord par les failles du puits Saint-Simon et du Gagne-Petit; au Sud par la limite même du bassin houlUer, longeant le pied de la chaîne du Pilât ; à l'Est et à l'Ouest par les failles du Soleil et du Furens.
Occupons-nous d'abord de la concession de Monthieux.
Au pied du coteau de la Richelandiëre, au lieu dit la Verrerie, on voit l'affleurement d'une couche assez puissante, qui traverse le puits 5atn^-5imon à quelques mètres du jour. C'est la couche des Rochettes. Elle fut exploitée, il y a quarante ans, par une galerie de niveau, partant des bâtiments mêmes de la Verrerie. Plus tard on ouvrit, dans la même couche^ la fendue de la Richelandière sur le bord de la route neuve de Lyon, i peu de mètres du puits Stem. Â l'aide de ces deux galeries, la couche des Rochetles a été déhouillée depuis ses affleurements jusqu'à la limite Sud delà concession. Son allure générale est Est-Ouest entre la faille du Soleil et celle du Gagne-Petit, avec faible plongée vers le Sud. Au delà de Monthieux, son aval pendage pénètre dans la concession voisine de Terre noire, mais là elle est rejetée en profondeur par la faille du Gagne-Petit, de sorte qu'il ne reste en amont qu'un espace triangulaire de i,000 mètres environ de base sur AOO mètres suivant le sens de la pente. En aval, grâce aux failles que je viens de nommer, la couche des Rochettes doit se trouver à environ 300 mètres de profondeur.
La houille et Tensemble du gîte ressemblent entièrement à la couche des puits Saint-Jean et de la Providence, sur le versant oriental du coteau de Monthieux. La puissance moyenne de la couche est sur ce point de & mètres; le charbon cru et dur. Les intercalations schisteuses sont fréquentes^ les cendres abondantes; enfin, au milieu de la couche, un véritable nerf
de huit à dix centimètres. Bref, c'est une couche médiocre, donnant & la vérité une forte proportion de gros, mais dont le menu a peu de
valeur.
A la suite d*un faux-toit schisteux de quelques mètres vient, en montant, un banc de grès à gros grains passant au poudingue, puis une couche de 1°,30, pareille à celle qui, au puits Saint-Jean, se trouve à 28 mètres au toit de la couche des Rochettes.
A celte couche du toit succède Tétage supérieur; il débute par un banc de grès, puis vient, au haut du coteau de la Richelandière, un double afDeurement, formé d'une veine de Q^fiQ surmontée d'une couche de 3 à 4 mètres. Celle-ci est entremêlée de schistes et semble correspondre aux trois couches n"" 7 à 9 du bois d'Avaize, qui sont assez souvent réunies, comme on sait, en une seule couche (§ i6/i). Ces veines sont, au reste, mal explorées et n'offriraient d'ailleurs à l'exploitation qu'un champ fort restreint, car les travaux ne tarderaient pas à buter contre la faille du Gagne-Petit, par le fait de laquelle les couches du bois d'Avaize sont rejetées en profondeur et recouvertes par l'étage stérile qui couronne, dans cette région, le bassin de la Loire.
§ 190. -^ Nous reviendrons plus tard sur les couches de la série d'Avaize. Pour le moment, occupons-nous d'abord de la série n'^ 1 à 7 de l'étage moyen. Ces couches sont pareilles à celles des puits Thibault et Jabin. Du bas-fond du puits Thibault les bancs se relèvent quelque peu contre la faille du puits Saint-Simon, et surtout le long de la faille du Soleil. Les veines â, 3 et & sont réunies, sauf vers la limite Nord, auprès du puits Thibault où la quatrième se sépare de la troisième, par l'intercalation de 3 à A. mètres de grès. La puissance des trois couches réunies est de 8 à 9 mètres. Au-dessous, à la dislance de 20 mètres, vient la cinquième, puis la septième à 25 mètres plus bas, c'est-à-dire à la profondeur de 1&5 mètres. Ces deux couches ont le même aspect et la même puissance qu'au puits Thibault. La cinquième est ça et là amincie par érosion, la septième toujours caractérisée par le lit d'argile ocreuse, qui lui sert de toit. La sixième, inexploitable comme ailleurs.