CHAPITRE XI
Au Sud, tout l'étage moyen est rejeté en profondeur par la faille du puits Saint-Simon, dont j'ai déjà parlé à diverses reprises; c'est une branche de celle du Gagne-Petit; son amplitude est de 50 mètres, là où elle se détache de la faille mère, mais arrive à zéro à peu de distance de la faille du Soleil. Le massif, ainsi rejeté en profondeur par la faille en question, a été déhouillée par le puits Stem de 218 mètres de profondeur, et par son voisin, le puits Neuf, de 170 mètres. Ce dernier a traversé la couché n^ 1, de 0^,liSy à 26 mètres du jour et le faisceau n"" 2, 3 et /t à 112 mètres. C'est dans cette région que les couches 1 à 7 ont été ramenées au jour, en pente raide, le long de la faille du Soleil (voir fig. 31) •
Tout est déhouillé, dans l'étage moyen, jusqu'à la limite Sud de la concession de Monthieux. Mais au delà, sous les Ovides, le terrain est vierge, et là, par le fait de la plongée Sud de la faille du Ga«ne-Pelit, le quartier triangulaire, dont j'ai parlé il y a un instant, s'agrandit^ au mur de la faille, à mesure que l'on descend l'échelle des couches. Il y a donc, sur ce point, dans la concession de Terrenoire, place pour un puits qui permettra d'exploiter simultanément l'étage moyen au mur de la faille du Gagne- Petit et l'étage supérieur au toit.
Quant à la huitième couche, elle n'a pas été recherchée dans la partie de la concession de Monthieux, située au toit de la faille du Soleil; mais aussi, comme il est facile de s'en assurer par le plan de la huitième couche (pi. XXI), elle ne peut occuper que l'extrême portion Sud-Ouest de la concession^ qui se trouve ici limitée et comme enveloppée au Nord, à l'Ouest et au Sud par le ruisseau de l'Isérable. Or, l'on sait, par les travaux contigus du puits Jabin, que la houille est, sur ce point, en grande partie remplacée par du schiste.
Enfin, la treizième couche ne semble pas non plus promettre beaucoup d'après les fouilles faites au puits de l'Est. Cependant, comme je l'ai déjà dit, cette couche peut de nouveau s'améliorer dans cette direction et serait d'ailleurs, sur ce point, au mur de la faille du Soleil, à moins de 500 mètres de profondeur. Malgré cela, je ne pourrais conseiller l'approfondissement de l'un des puits de cette petite concession, à moins que des explorations.
26h BASSIN HOUILLER DE LA LOIRE.
sérieusement entreprises au puits de F Est, on au puits Jabin, ne fissent pressentir une réelle amélioration du gîte.
§ 191. — Nous Tenons de montrer que les travaux de Terre noire et de Monthieux sont limités, dans toutes les couches, par la grande faille longitudinale du Gagne-Petit. Sur deux points seulement on a entrepris des travaux au toit de cette faille : au /anon à FEst, à Villebœuf à TOuest. Occuponsnous d*abord des travaux de la concession de Janon.
On a vu au § 16& que les couches du bois d'Avaize étaient limitées à rOuest par la grande faille transversale du Soleil, qui passe, au puits Bel- Air, en amont de la couche duMourinet. L*amplitude de cette faille, on le sait, est de 250 à 300 mètres, et dépasserait même ce chiffre, dans cette région, si la faille du Gagne-Petit devait y ajouter sa propre amplitude, comme cela semble assez probable. Quoiqu'il en soit à cet égard, la faille du Soleil affecte dans la concession du Janon les mêmes caractères qu^au coteau de Monthieux. Les couches de l'étage supérieur remontent le long du plan de la faille, ou plutôt descendent des hauteurs du bois d'Avaize vers le Sud-Ouest.
Au bas du ravin de la Palle un affleurement charbonneux correspond à la trace même de la faille du Soleil; il fut poursuivi par le puits Sainte-Marie^ jusqu'à la profondeur de 200 mètres. Dans tout ce parcours, la couche suit exactement le plan de la faille. L'inclinaison est de bO^, c'est-à-dire de 160 mètres verticalement sur IftO mètres de projection horizontale. (PI. X.) €'est, au reste, moins une couche régulière qu'un remplissage charbonneux lenticulaire. A l'affleurement il y avait 7 à 8 mètres de houille; à 200 mètres un simple filet ; dans l'intervalle, une série d'amas plus ou moins renflés, le tout exclusivement composé de charbon broyé. On a suivi le gîte sur 300 mètres en direction, constatant partout les mêmes caractères. Au Sud-Est, cependant, le gîte s'infléchit graduellement suivant le seufr des assises du terrain, se relève au delà vers la lisière du bassin, et s'amincit finalement au jour, comme en profondeur, sous l'influence d'une faille de direction.
Du côté opposé, au Nord-Ouest, toutes les galeries se sont arrêtées à un important brouillage^ dû au passage de la grande faille longitudinale du