CHAPITRE XI
aux Bœufs et longe à peu près la rue des Ghappes, vers la base de la colline du cimetière. Au mur de la faille, la troisième couche de Tétage moyen n'est, au puits du Gris-de-Lin^ qu*à 20 mètres de profondeur, tandis qu'au toit elle atteint les niveaux de 260 à 300 mètres. On doit donc retrouver, au Sud de la rue des Chappes, la base de l'étage supérieur, ou plutôt, le haut de l'étage moyen, comprenant le groupe de la couche des Rochettes. En effet, lors des fouilles faites à diverses époques pour les fondations des maisons, on mit à nu plusieurs affleurements, le long des rues Royale et de Lyon. La même série fut recoupée par les puits Pélissier et Ambroise de la concession de ViUebœuf.
Un troisième puits, celui de la Vogue^ est ouvert dans les assises les plus élevées du bassin, le grès rouge proprement dit.
Le premier de ces puits est fort ancien ; il fut creusé vers 1830, dans Tespoir de rencontrer la troisième, couche de la plaine de Bérard. On alla jusqu'à 190 mètres, — profondeur considérable pour l'époque en question, — sans atteindre la grande masse désirée. On ne savait pas alors qu'une forte faille l'avait rejetée en profondeur. Les veines traversées étaient faibles et de qualité inférieure. On ne les exploita point, et le puits demeura abandonné près de trente ans. Repris, fln 185&, il fut approfondi jusqu\\ 380 mètres; en outre, dix ans après, on fonça, à 80 mètres de là, le puits Ambroise qui, de simple puits d'aérage^ devint bientôt le principal puits d'extraction. Il fut poussé jusqu'à 560 mètres et atteint môme 600 mètres, profondeur à laquelle on va exploiter la treizième couche au mur de la faille du Gagne-Petit.
Les deux puits dont je viens de parler traversent en entier les étages supérieur et moyen, et le puits Ambroise atteint même, comme je viens de le dire, l'étage inférieur. Mais si les deux puits ont recoupé l'étage supérieur, il s'en faut de beaucoup que les veines y soient aussi belles et aussi fortes qu'au bois d'Avaize. Non seulement le terrain est brouillé par des accidents, mais les couches elles-mêmes sont amincies et de qualité inférieure.
Voici, au reste, la série des veines traversées par les puits Pélissier et Ambroise.
PUITS AMBROISB.
ALTITUDE DBS PUITS.
505 mètrct.
PUITS péLlSSIBR.
Profondeur.
PoisHUBoe.
Premier groupe
Second groape.
▼eine de 1".
Troisième groupe
double
Teine
de :
et 0 40
Quatrième groupe
1 Cinquième groupe
Siiième groupe
(Couche des Rackettes, de rétage moyen.)
Septième groupe. . . .
3^ et 4' couche de Tétagei moyen. Dans les parties!
régulières elles ont,] réunies, 6 à 8"> de puissance.
5* couche
6* couche
7« couche
l^bis ou ter de rétage moyen
tl I 8' couche
*g { 13* couche, au mur de la
^ ( faille du Gagne-Petit. .
veines de :
559 Dètna.
Profondeur.
veines de :
veine de 0'",70
veines
très
rapprochées
de :
Deux veines peu importantes de 0",40 et O'-ïSO
trouvées dans une forte faille.
deux bancs de :
0",80 et 0»,20
deux bancs de :
O"»,?© et O^jOO
trois veines de :
PatManca.
',50 à 0- 50^ 0 OOàl 00 àl
\ quatre veines de
5 veines
avec
iataretUtiou
stériles
de
iO-,30àO-,50J
quatre veines
|conpées par une forte
laiUe.
ammae par faille ou érosion.
veine en faille de
trois veines de : | l deux veines de :
l-jSO, 0'»,50 et 0",30| 368 à 372 j O'»,80 chacune.
couche de 3"» à 3" ,50
couche 3 à 5 mètres
couche de 6 mètres
fond du puits.