‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 146 sur 280 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Ces deux coupes^ on le voit, offrent de nombreuses veines dans l'étage supérieur, mais aucune d* elles ne peut être comparée à la Grande masse du bois d'Avaize. La couche des Rochettes a également perdu de son importance ; elle est moins pure et moins puissante qu'à Terrenoire, et ne vaut même pas la couche de Mouthieux.

Jusqu'à présent aucune des couches de l'étage supérieur n'a été exploitée à Yillebœuf; on s'est borné à quelques travaux d'exploration. Les accidents qui sillonnent le terrain et les éléments schisteux, mêlés à la houille, rendent les travaux trop onéreux. Cependant le jour viendra où quelques-unes au moins de ces couches pourront être utilisées. Ainsi on pourra certainement exploiter les veines du troisième groupe. Des travaux assez importants furent même exécutés jadis dans les deux couches du puits Pélissier, situées à 135 et l&O mètres de profondeur. Les galeries trop voisines de la colonne du puits en compromirent la solidité. On dut les abandonner par ce motif. Quoique le charbon en soit cru et schisteux, on pourra néanmoins en tirer parti. Il en sera de même des deux couches principales du quatrième groupe, celles qui mesurent au puits Pélissier l'",10 et i'°,50. Le charbon en est friable et entremêlé de nombreux schistes; mais lavé, il pourra être utilement consommé.

On a également exploré la couche des Rochettes. Les travaux, entrepris dans cette couche par le puits Ambroise, ont rejoint ceux du puits Pélissier.

Ce que je viens de dire de la qualité des charbons de l'étage supérieur s'applique également au charbon des Rochettes. Aussi, aux prix actuels, l'exploitation en serait peu rémunératrice ; c'est le motif pour lequel l'extraction proprement dite ne s'est développée, depuis vingt ans, que dans les couches de l'étage moyen, la ^romème surtout. Celle-ci n'est, du reste, connue jusqu'à présent qu'au Nord-Ouest d'un accident qui suit, à peu de dislance des puits Pélissier et Amhroise, une ligne légèrement arquée, allant du Sud- Ouest au Nord-Est, dans la direction du château de Chantegrillet. Là il va rejoindre normalement la faille du Gagne -Petit. (Voy. pi. X et XXI.) Malgré de nombreux travaux de recherches, la nature réelle de cet accident est encore peu connue. Si, au voisinage même du puits Pélissiefj il a tous les

caractères d'une faille, il n*en est plus de même au delà. Au niveau de 300 mètres, le puits est en effet coupé par une faille, dont la pente vers le Sud-Est est de 60 i 70% et Tamplitude de 50 mètres. Mais, à partir de ces 50 mètres, la pente de Taccident devient faible, puis même légèrement inverse. Au pied de la faille, la couche reste amincie sur de vastes étendues, en particulier sous Tenclos de Técole des Mines. Il semble y avoir là amincissement par érosion j ou, peut-être, dépôt incomplet lors de la formation même de la houille. L'altération du gtte n*est d'ailleurs pas brusque et ne coïncide pas avec la faille même, car la couche se modifie graduellement, de l'Ouest à l'Est, en approchant de la faille. Ainsi à l'Ouest, sous la place Chavanelle, on a trouvé jusqu'à 10 mètres de puissance, tandis qu'en s'avançant au Nord-Est, vers le puits Pélissier^ elle descend successivement à 6, & et même 2 mètres. L'amincissement de la troisième couche n'influe d'ailleurs nullement sur l'allure des couches inférieures. La cinquième couche en particulier a été poursuivie régulière, au mur de la troisième amincie, jusqu'à la distance de 360 mètres dans le sens de la direction, et sur 130 mètres au Sud, du côté du puits de la Vogue.

On constata là, sur trois points différents, par des travers-bancs mon* tants, qu'à la distance de 30 à kO mètres de la cinquième couche, les couches supérieures quatre et trois existent réellement, mais réduites à de simples filets. Il y a donc là un amincissement fort étendu, pareil à celui que j'ai signalé, dans les mêmes couches, au Nord du puits du Chêne, sous la plaine du Treuil (§ 179) .

Ainsi donc, au Sud des bâtiments de l'École des Mines, la troisième couche est positivement amincie sur une étendue de 200 à 300 mètres en carré, sans que l'on puisse savoir, dans l'état actuel des choses, si au delà la situation s'améliorera ou non. Cependant, comme le puits de la Vogue est à 800 mètres de distance, on voit qu'il reste de la marge, et que les recherches futures pourront encore découvrir dans la troisième couche de vastes étendues exploitables entre les deux failles parallèles du Gagne-Petit et de Villebœuf.

Quant à présent, les travaux ne se sont développés, dans cette couche,

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