‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 147 sur 280 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

qu'au Nord-Ouest de la faille du puits Pélissier. Or, dans cette direction, on est malheureusement limité par d'autres entraves. Au Nord et au Nord Nord-Est, c'est la faille du Gagne-Petit, à l'Ouest, les constructions de la ville de Saint-Étienne, appartenant au quartier de la place Gbavanelle.

Il ne reste finalement, comme champ d'exploitation, qu'un espace triangulaire de ilOO mètres de base, dans le sens de la direction, le long du boulevard, sur 200 mètres de hauteur, suivant l'inclinaison, entre le boulevard et l'École des Mines. Dans cette région la couche incline à l'Est en se relevant vers la grande faille transversale, qui correspond à la vallée du Furens et qui sépare les travaux de Villebœuf de ceux de Beaubrun. La pente de la couche est de 15 à 20<>, son épaisseur de 8 à 10 mètres sous la ville, du côté Ouest, tandis qu'elle s'amoindrit, à l'Est, par érosion très probablement. On arriverait ainsi, comme je l'ai déjà dit, de la zone à puissance normale à celle où la couche est amincie, et cela même si la faille du puits Pélissier n'était venue troubler, par surcroît, la régularité du gîte et la dureté du charbon. Nous verrons, au reste, bientôt que la troisième couche a éprouvé au puits Montmartre, de la concession de Beaubrun, un accident tout à fait pareil.

La houille de la troisième couche se ressent à Yillebœuf de la profondeur à laquelle elle a été dès longtemps enfouie. Au Treuil et à Bérard, la proportion des matières volatiles dans le charbon pur de la troisième atteint 33 à 35 pour 100 en moyenne (voy. les n^'ISG à 38 du tableau des houilles), tandis qu'à Yillebœuf, grâce aux 250 à 300 mètres de profondeur en plus, le rapport ne dépasse pas 27 à 28 pour 100. C'est presque du charbon à coke. On obtient, en effet, avec le charbon de Villebœuf, provenant de la troisième couche, du coke compact et dur, dès que, par le lavage, on a éliminé les fragments schisteux.

§ 193. — Les couches secondaires de l'étage moyen, à part la cinquième, furent peu exploitées jusqu'à présent à Villebœuf.

J'ai déjà signalé la faible valeur et les qualités négatives de la couche des Rochettes. Au-dessous, les veines n'* 1 et 2 sont inconnues ou semblent réunies à la troisième.

La quatrième se rencontre, dans les districts réguliers de Viilebœufy vers 10 à 12 mètres au mur de la troisième. C*est une couche peu importante, de qualité médiocre, souvent amincie comme la troisième.

La cinquième mesure l^^^âO à V^fiO dans les parties régulières. On Ta complètement exploitée, comme la troisième, au Nord-Ouest de la faille du puits Pélissier; elle est à 25 ou 30 mètres au mur de la précédente. Les puits Pélissier et Ambroise traversent la couche au voisinage de la faille de 50 mètres et dans une région quelque peu brouillée; de plus, entre les deux puits, sur une largeur de 50 à 60 mètres, le charbon est partiellement enlevé par érosion. L'amincissement occupe cependant une étendue moindre que dans la troisième couche. On a également poursuivi la cinquième couche, vers le Sud, au toit de la faille du puits Pélissier. On est allé en direction, au Sud-Est, jusqu'à la distance de 360 mètres, et, dans ce trajet, la couche a conservé ses caractères ordinaires de puissance et de qualité. On la pourra donc exploiter sous la majeure partie du territoire qui va des puits Pélissier et Ambroise au puits de la Vogue. Le charbon est de même nature que celui de la troisième; le menu lavé donne du bon coke dur et compact.

La coupe du puits Ambroise nous montre la cinquième divisée en deux bancs. Nous verrons cette bifurcation se développer largement, à FOuest, dans la concession de Beaubrun. (Voy. pi. XY. Coupes.)

Les sixième et septième couches furent peu explorées jusqu'à présent, et sont, comme la quatrième, de qualité inférieure. Le charbon en est dur, terne, chargé de cendres, quoique collant comme celui des trois couches précédentes.

La sixième se compose de deux bancs, séparés l'un de l'autre par un nerf schisteux de 0'",60. Le banc supérieur mesure 0^,40, l'inférieur 1»,10.

La septième couche atteint 1",50 dans les parties régulières. Malgré cela, on l'a peu exploitée, jusqu'à présent, à cause de la nature pierreuse de la houille. Elle pourra néanmoins fournir un jour du charbon convenable pour les fours à grilles et le chauffage domestique.

La sixième est à 30 mètres au mur de la cinquième, et la septième à

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