‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 16 sur 280 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

irruption dans les travaux souterrains. Après une première période très brillante, qui dura dix à douze ans aux Yerchères, et douze à quinze au Gourd-Marin, on dut abandonner successivement tous les puits. On se réfugia vers les parties hautes ; c'est alors, vers 1820, qu'aux Verchères on creusa le puits SaintrGermain sur la limite de Crozagaque et, en 1827, le puits Sainte-'Anne, au Gourd-Marin, sur le^ limites de Gravenand et du Mouillon. Quant aux parties inférieures, voisines du Gier, elles restèrent abandonnées pendant vingt ans. On n'y rentra, d'une façon définitive, que vers 1843 à 18&5, lorsque les nombreuses sociétés isolées eurent fait place à de puissantes associations, qui purent enfin mettre de l'ordre dans les travaux souterrains, adopter la méthode d'exploitation par remblais complets, et installer, sur divers puits, de fortes machines d'épuisement.

La houille de la Grande couche était moins pure aux Verchères que sous l'autre rive du Gier, le raffort plus friable et le charbon du banc supérieur plus mêlé de schistes. Sa puissance était de k mètres auprès de la faille du Féloin, de 6 à 7 mètres sur la limite du Gourd-Marin, de 8 et 9 mètres au puits Bourrée. Le charbon s'améliorait d'ailleurs dans celte direction et y fut plus gras. Non loin du puits Bourret^ j'ai relevé la coupe suivante :

Banc supérieur (Maréchal) 4",50

Nerf blanc 0 20

Banc inférieur (Raffort) 4 60

Total 9»30

Il faut ajouter que, dans cette région, la houille des deux bancs différait déjà moins l'un de l'autre qu'à Égarande, sur la limite de Gouzon, et que la différence s'efface d'autant plus entre les deux bancs que l'on s'approche davantage de la Grand'Croix et de la Péronnière.

Quant aux- accidents, qui affectent les couches, je dois me borner, pour ne pas me répéter^ à renvoyer à ce que j'ai dit d'une façon générale de l'ensemble du district, et surtout aux détails déjà donnés sur les failles plates des environs du puits Bourret (§ &6.)

3/i BASSIN HOUILLER DE Lk LOIRE.

Je rappelle qa'aux Yerchères on a pu exploiter sur quelques points, comme au Mouillon, la petite mine de la Découverte^ dont Tépaisseur était parfois de O'^^SO à i mètre.

Les couches Bâtardes furent exploitées, dans ce district, comme la Grande masse; plusieurs puits furent même foncés jusqu'à ce niyeau immé* dlatemeDt après la découverte de la Grande couche supérieure. Aux Verchëres-Féloin, chacune des Bâtardes mesure l",iO i l",30, et aux Yerchères Fleur-de-Lys i",20 à i'^fliO. Le nerf qui les sépare est encore au puits Jamen de 1 mètre à i'^ySO, mais descend à moins de O'^SO au puils de VEspérance, sur la limite du Mouillon, ainsi qu'à l'Ouest, dans la région du Gourd-Marin. Les Bâtardes se trouvent ici vers 30 à 35 mètres au mur de la Grande masse.

Aux Yerchères, comme aux Grandes-Flacbes, la Bâtarde supérieure est assez souvent directement couverte par un banc de grès et alors partiellement amincie par érosion. Au mur de cette couche, j'ai pu observer également un véritable Underclay, avec restes de Stigmaria ficoïdes, possédant

réellement tous les caractères de souches et de racines venues au $ein d'une sorte de vase ou de terreau végétal. D'autre part, au toit de la Bâtarde inférieure on voyait de nombreux Sigillaires, sans Stigmaria, et seulement quelques rares frondes de Fougères. Au'Gourd-Marin les Bâtardes augmentent de puissance, c'est le cas du moins, de la Bâtarde inférieure. En moyenne on a trouvé :

Bâtarde supérieure 0">,60

Nerf schisteux 0 30 à 0">,50

Bâtarde inférieure 2 50

Totol. . . . 3* 40 à 3",60

Sur l'aval pendage, en approchant du Sardon, l'épaisseur totale fut même de & mètres.

Gomme partout ailleurs, le charbon des Bâtardes est, dans ce district aussi, plus mêlé de schistes que celui de la Grande masse.

A 2 mètres au-dessus de la Bâtarde supérieure, lorsque le toit de

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