‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 162 sur 280 · CHAPITRE XIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIL

est considérable. Si elle devait rester aussi forte aux environs du puits la Ghana, elle formerait la limite naturelle des travaux de Villards. Cependant, même alors, le puits la Chana pourrait être utilisé pour le déhouillement de la huitième, dans les concessions voisines du Cluzel et du Quartier-Gaillard, en perçant plusieurs travers-bancs vers le Sud.

Enfin, disons que la partie haute du puits de la Chana, foncé dans un vallon étroit et d*un accès difficile, a été mise en communication avec le dépôt général de la mine de Villards, par un chemin de fer en grande partie souterrain, passant auprès du puits Beaunier et disposé pour le roulage des v^agonets de la mine. Il est ouvert à la cote de ASO, à 60 mètres au-dessous de l'orifice du puits et mesure 1,500 mètres jusqu'au quai du chemin de fer de Roanne,

§ 205. — On vient de voir que le puits Neuf la Chana a rencontré, sur son parcours, deux couches supérieures, jadis exploitées dans ce district. Elles appartiennent au massif compris entre la huitième et la septième couche, massif dont la puissance s'accroît graduellement du Sud au Nord, depuis Beaubrun jusqu'à Villards. Sur ce dernier point elle dépasse 500 mètres, puisque le puits de la Chana coupera la huitième à cette profondeur et que son orifice est placé au mur de l'affleurement de la septième. Or, à Bérard et au Treuil cet intervalle est de 220 mètres, à Beaubrun de 260 mètres, au puits des Roziers du Quartier-Gaillard il dépasse 300 mètres et au Cluzel bien davantage. Cet accroissement s'explique par la nature des roches. Au Sud ce sont surtout des schistes, au Nord les grès dominent, et ces grès passent même souvent, dans le puits de la Chana ^ à de véritables poudingues.

La plus élevée des deux couches, placées entre les n*' 7 et 8, et que j'appellerai, par ce motif, n"" 7 bis, fut exploitée dans la concession de la Ghana de 1820 à 18&0. Trois puits furent successivement creusés pour son exploitation, les puits Micolon, Montmey et la Chana ^vieux). Ce dernier, le plus important et le plus récent des trois, fut ouvert en 1827. Sa profondeur est de 112 mètres. La couche a 1°',50 à i",65 de puissance. Le toit est un grès solide, plus ou moins bosselé. A part cela, le gtte était régulier et

30h BASSIN HOUILLER DE LA LOIRE.

d'une exploitation facile et productive, donnant beaucoup de gros à cause de sa dureté. La houille est terne, à longue flamme, dégageant plus de 35 pour 100 de matières volatiles, et ne pouvant, malgré cela, servir ni de charbon de forge ni de charbon à gaz, à cause des cendres et des schistes qui s'y trouvent mêlés. On la vendait surtout pour le chauffage domestique.

La couche plonge régulièrement au Sud Sud-Est, comme la huitième de Yillards. On Ta suivie en direction sur &00 à 500 mètres, et, le long de la pente, sur environ 300 mètres entre les affleurements et la recette intérieure, ouverte à la profondeur de 112 mètres. En aval du puits elle est vierge. A FEst et à l'Ouest, les travaux sont arrêtés aux failles ci-dessus mentionnées dans la huitième. A l'Est on est arrivé jusqu'au premier gradin de la faille du Furens, au delà, la suite de l'affleurement se voit, jusqu'à la faille même du Furens, sur une longueur de 100 à 130 mètres, au-dessus des anciens travaux delaDoa. Sur ce point aussi la couche a lm^50 sous un toit de grès solide. Quanta la faille, qui limite les travaux à TOuest, c'est évidemment celle du puits Gallois (pi. XII).

La couche inférieure, le n« 7 1er, est plus dure, plus pierreuse et moins puissante que le n* 7 bis. Au puits Neuf la Chana, elle se compose de deux bancs de 0'",50 chacun. A la galerie Sainte^Barbe et au puits fort ancien de la Pible elle avait l'",50, divisée en deux par un nerf, et donnait du charbon tout aussi cru que la couche de l'ancien puits la Chana. L*essai de ce charbon figure au n"* &5 du tableau; il est à longue flamme et peu gras, tenant 36 à 37 pour 100 de matières volatiles. Les anciens travaux ne s'étendent que sous un carré de 300 mètres de côté.

Si maintenant on se demande à quelles veines du puits de la Pompe de la concession du Treuil ces couches correspondent, il serait difficile de le dire positivement, puisqu'au Treuil les veines, rencontrées entre les couches 7 et 8, ont au maximum 0",65 à 0",70 d'épaisseur. Cependant il doit paraître assez probable que Tune d'elles peut être assimUée à celle qui est appelée 7 ter ou 1 bis k Villebœuf, et douzième au puits des Baraudes, des mines de Montsalson et Beaubrun. En remontant la vallée du Gluzel jusqu'à Montsalson, nous verrons en particulier que cette dernière

Page 1