‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 161 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Il doit en être de même d*une partie de la faille Gallois^ dont la largeur me semble exagérée sur les plans.

La huitième couche change de direction dans le champ du puits Villefosse. Jusque-là son allure était Nord Est-Sud Ouest; à partir du puits Villefosse, elle devient Nord-Sud avec pente forte de l'Ouest à l'Est; et cette allure Nord-Sud se continue ensuite tout le long de la vallée du Cluzel.

Jusqu'à ce jour les travaux n'ont pas dépassé la recette inférieure du puits Gallois. L'aval-pendage sera un jour exploité par les travers-bancs des puits Gallois et la Ghana, suffisamment approfondis.

Au Sud de la faille du Martourey s'étendent deux autres champs d'exploitation moins importants, dont le premier fut aussi desservi par les puits Villefosse et Gallois. On les avait autrefois entamés par des fendues depuis longtemps abandonnées. La couche atteint sur ce point jusqu'à A^^SO d'après Beaunier.

La dernière mine est celle de Montchaud, dont les anciens travaux par fendues vont jusqu'à la concession voisine du CluzeL La couche y mesure également & à 5 mètres. Les travaux sont peu étendus en profondeur ; ils ne paraissent avoir dépassé nulle part la cote de bJOO mètres.

§ âO&. — Revenons maintenant au puits Neuf la Ghana. On l'a foncé, sur l'aval-pendage des trois puits anciens, jusqu'à la profondeur de 393 mètres. A J66 mètres du jour on a traversé une première couche, dont le toit est formé de grès solide, et dont la puissance est, par ce motif, assez variable. Dans le puits même elle avait 2'",25, tandis qu'au vieux puits la Ghana et au puits de Montmey, où je l'ai vu exploiter en 183/i et 4835, son épaisseur était réduite à l'°,7Û et souvent même au-dessous de i'",50.

Dans ces travaux, comme dans le puits dont nous nous occupons, le mur de la couche est formé de schistes tendres, foisonnant à l'air, ce qui rendait l'entretien des galeries très onéreux.

A 185 mètres plus bas, c'est-à-dire à 351 mètres du jour, le puits a traversé une deuxième couche, celle qui fut exploitée autrefois par la galerie Sainte-Barbe et par le puits de la Pible. Sa puissance est de 1 mètre à l",i5 ; le charbon en est cru, et la veine divisée en deux par un nerf

de 0'"40. Le mur et le toit se composent de schistes et de grès fins schisteux, plus solides que ceux du mur de la couche supérieure. On a pénétré dans cette couche inférieure, non pour Texploiter elle-même, mais pour arriver par làau lambeau de la huitième couche, qui est situé à TEstdu premier gradin de la faille du Furens. On a rencontré, en effet, la huitième à la cote de 190 mètres, et on Ta poursuivie à TEst, sur une longueur de 200 mètres, jusqu'à la grande faille proprement dite du Furens. Dans cettû région sa puissance est de & mètres et son allure semble plus régulière que dans la partie des travaux du puits Beaunier^ située en amont, entre la faille du Furens et le premier gradin précédemment mentionné.

On utilise enfin le puits Neuf la Chana pour Texploitation de Taval-pendage de la zone jadis poursuivie par les fendues Cumieux. Le travers-bancs est ouvert à 22 mètres au-dessous du précédent , à la cote de 169 mètres. Sa longueur est de &00 mètres ; il coupe la couche à la cote de 171 mètres. Si la pente de la couche reste, au-dessous du travers-bancs, ce qu'elle est au-dessus^ elle se trouvera au puits la Chana à la cote de 30 mètres, c'est-à-dire à une profondeur de 510 mètres ; par suite, la faille, qui sépare les aval-pendages des travaux Beaunier et CurnieuXy aurait sur ce point une amplitude de 160 mètres.

Au bout du travers-bancs de 400 mètres, la couche est aussi régulière que dans les parties hautes, mais sa puissance y est réduite à 3 mètres. On voit, par ce qui précède, que le puits Neuf la Chana a réellement un long avenir devant soi. Une fois foncé jusqu'à 520 mètres, il pourra exploiter par des travers-bancs tout ce qui reste de Taval-pendage de la huitième couche dans la concession de Yillards et dans une partie de celles de la Chana, du Cluzel et du Quartier-Gaillard, aujourd'hui réunies, avec Villards, dans les mains de la Société des houillères de la Loire. Notons cependant que la faille de Côte-Chaude, sur laquelle nous reviendrons sous peu, coupera probablement le puits de la Chana à une faible distance audessous du point où il est parvenu aujourd'hui, et pourra ainsi notablement modifier sa situation au point de vue des travaux futurs. Cette faille remonte le terrain du Nord au Sud. Dans la vallée du Cluzel son amplitude

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