‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 165 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

2\— Distriet du QaarMeiN.Galllard et de Beaubrun (pi. XIII et XIV) .

§ 207. — Le district du Quartier-Gaillard et de Beaubruu renferme les qilatre concessions du Cluzel, du Quartier-GaiHard, de Beaubrun et de Moni^ saison. On y connaît les étages moyen et inférieur de Saint-Étienne.

Les affleurements de l'étage inférieur se poursuivent, du Nord au Sud, le long de la vallée de Cluzel, jusqu'à son origine au pied du Montsalson. La partie haute de Tétage inférieur et en particulier l'affleurement de la huitième couche occupent le flanc droit de la vallée. Le groupe 9 à 12 se voit aux Gombettes, mais disparaît ensuite pour ne reparaître que dans l'angle Sud- Ouest de la concession du Gluzel, au mur de la faille de Côte-Chaude, sur la rive gauche du Rio-de-Lay. Dans l'intervalle, sur un parcoui*s de 2,500 mètres, les affleurements disparaissent sous les éboulis et les détritus qui couvrent le côté gauche de la vallée. Ces détritus sont d'autant plus abondants que la grande faille du Cluzel longe, dans cette région, le flanc du coteau. Malgré cela, l'existence des couches 9 à 12 ne saurait être douteuse dans cette région.

Quant aux couches 13 à 16, elles sont trop profondes pour pouvoir affleurer; elles doivent buter contre la faille du Cluzel avant d'atteindre la surface du sol. Mais, comme elles existent à la Chana et i Roche-la-Molière, c'est-à-dire au Nord et à l'Ouest, on peut admettre qu'elles doivent se trouver aussi entre deux, à Yillards, au Cluzel et au Quartier-Gaillard ; nous verrons bientôt à quelles profondeurs.

Si maintenant, en partant du fond de la vallée du Cluzel, on se dirige de l'Ouest à l'Est, on recoupera la série entière des couches depuis la huitième jusqu'au n' 1 . Ainsi, au toit de la huitième, les affleurements des n** 7 ter et! bis; puis, au delà de Côte-Chaude, le triple affleurement 7, 6 et 5; un peu plus loin le no &, et finalement les couches â et 2 au Quartier-Gaillard; puis encore le n^ 1 et même le groupe de la couche des Rochettes. L'ensemble se dirige régulièrement du Sud au Nord et plonge à l'Est. Les couches ne sont troublées dans leur marche que par la faille de Côte-Chaude. Celle-ci va de l'Ouest

Sud-Ouest à TEst Nord-Est et plonge au Nord Nord-Ouest. Elle déplace les couches de Télage inférieur, le groupe 12 à 8, et la partie basse de l'étage moyen, formée des couches Iteretl bis, vers la limite commune des concessions du Quartier-Gaillard et de la Ghana Elle arrête au Nord lés travaux de la première de ces deux concessions, ouverts dans les couches 7 à 2. Au delili vient une sorte de nid ou de fouillis de failles; c'est le point de rencontre des failles de Côte-Chaude, du Martourey, du puits Gallois, du Furens et de la République. (PL XII et XIII.)

La faille de Côte-Chaude semble diminuer d'amplitude de l'Ouest à l'Est, mais les autres accidents conservent leur importance en profondeur et vont toutes, dans cette région, se Joindre au grand accident Furens^Républiqite.

Dans le flanc droit du vallon de Montmey, on constate cependant, malgré ce fouillis d'accidents, des traces d'affleurements, qui semblent appartenir à la troisième couche ; mais les couches inférieures sont voilées par les failles multiples de la région. Plus loin aussi, à Bel-Air, on voit reparaître, le long de la faille du Furens, les affleurements du groupe 7 à â, sans qu'il soit toutefois possible de les classer rigoureusement.

Cela dit, passons à Tétude détaillée du district, en commençant par la huitième couche, que nous poursuivrons, du Nord au Sud, à partir de Montchaud près de Yillards.

§ 208. — On a vu (§ 203) que la huitième couche fut jadis exploitée, par fendues, auprès de Montchaud, et que sa puissance y était de &'',80. On sait de plus qu'à la distance de 6 à 7 mètres se trouve la veine du mur de l'^'^lO, dont le charbon est pareil à celui de la couche principale, quoique plus chargé de cendres.

Ces travaux de Montchaud sont séparés de ceux du Bas*Cluzel par un accident marqué au jour par un petit ravin. Aux affleurements le rejet est faible, la lacune nulle, mais, en profondeur, il tend à augmenter, car la pente des assises, qui est de 35 à kO pour iOO dans la mine de Montchaud, devient presque droite vers la limite Nord de l'ancienne mine du Bas- Cluzel.

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