CHAPITRE XII
puissant accident Est-Ouest de la base du Montsalson et de Ténorme faille Nord-Sud du Cluzel, soulevant la crête de Saint-Genest-Lerpt entre les deux vallées parallèles du Cluzel et de Roche-Ia-Molière ; la couche doit toutefois devenir régulière, sous les veines 10 et 11, dans le champ des puits Deville et Saint" Jean.
Les deux veines 10 et 11 furent également fouillées aux affleurements. La dixième est connue, sous un épais toit de grès, à peu de distance à TOuest du puits Deville. La onzième est coupée par le puits des Noyers vers 12 à 15 mètres de profondeur. Non loin de là, à Torigine même de la vallée du Cluzel, les trois afQeurements se replient, comme le terrain même, parallèlement aux deux grandes failles Est-Ouest et Nord-Sud du Montsalson et du Cluzel, ci-dessus mentionnées. Disons enfin, pour terminer, qu'outre le puits des Noyers^ foncé comme recherche sur l'affleurement de la onzième, on creusa également le puits Paris non loin des traces de la dixième. Il traverse cette dernière couche en faille et rencontre l'accident principal, Est-Ouest, à la profondeur de 50 mètres.
§ 240. — Ce qui précède montre qu'à l'origine de la vallée du Cluzel le terrain est particulièrement disloqué. Dans le flanc Nord du Montsalson il est partout troublé. Il est facile de s'en assurer en jetant les yeux sur la planche XIII. Prises dans leur ensemble, les assises vont bien, le long du Montsalson, à peu près de l'Est à l'Ouest, avec plongée générale vers le Sud, mais les rejets y sont nombreux, et, en réalité, la marche des couches est fort peu régulière.
Il en est autrement dans la concession du Quartier-Gaillard. Le terrain reprend son assiette au Nord du haut Cluzel, où la huitième fut jadis exploitée, au voisinage des affleurements, par le puits Gidrol, et dont l'avalpendage est aujourd'hui attaqué par les puits Rambaud et des Ao^tea^ récemment approfondis jusqu'à ce niveau. Aussi connalt-on maintenant la huitième couche sur plus de 700 mètres mesurés suivant le sens de son inclinaison, entre les cotes de 580 mètres et 220 mètres. En direction les travaux dépassent déjà 500 mètres, et iront un jour, au Sud, jusqu'à la faille du pied du Montsalson, et au Nord, jusqu'à celle de Côte-Chaude. C'est
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un champ de près de 1,000 mètres, qui ne sera troublé dans cette région que par des accidents d*ordre secondaire.
Depuis les affleurements jusqu'au puits Rambaui, où la couche est à 220 mètres de profondeur, la pente dépasse en moyenne 60 pour iOO. A partir de là, elle devient moindre ; de plus, deux Faibles failles remontent chacune la couche de &0 à 50 mètres, de sorte qu'au puits des Rosiers, elle n*est en réalité qu*à 390 mètres, tandis que sans ces failles on ne Faurait recoupée qu'aux environs de 480 mètres.
La puissance de la huitième couehe est moindre entre les puits Rambaud et des Rosiers qu'au puits /m6er/. De 5 mètres, elle est réduite à k mètres, parfois même à â mètres. Le charbon aussi a perdu de sa pureté. On l'exploite néanmoins avec avantaj^e à cause de la régularité du gtte.
Le banc supérieur, la Crue, se rapproche de nouveau, comme à Villards, de la couche principale. Rarement le nerf schisteux, qui les sépare, dépasse 3 mètres.
D'autre part, la puissance même de la crue est aussi de 3 mètres ; malheureusement le charbon en est pierreux et entremêlé de veinules schisteuses.
La branche inférieure de la huitième existe sans doute ici comme ailleurs, mais aucun des puits de la région n'a été suflBsamment approfondi pour atteindre ce banc du mur.
L'amont-pendage de la huitième est fort étendu au puits des Rosiers, comme on vient de le voir. Quant à son aval-pendage, il est plus vaste encore; il se prolonge sous tout le territoire des puits de la Garenne, de la Loire, de Saint- Etienne, de Sainte-Marie, etc., en un mot sous la concession entière du Quartier-Gaillard jusqu'à la faille du Furens, puisque, au delà, cette même couche est actuellement exploitée au Treuil et même dans l'angle Nord-Est de la concession de Quartier-Gaillard, sous l'amodiation de Montaud, dont il sera question dans un instant. Dans toute cette région la huitième couche est, en moyenne, à 300 mètres au mur de la troisième. Cette distance fut trouvée de 280 mètres au Treuil, et de 320 au puits des Rosiers. Ainsi au puits de la Loire, où la troisième est à 180 mètres de pro-