‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 167 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

chacun 0",&0 à O'^^eO. Cet ensemble, régulièrement stratifié, déjà beaucoup moins puissant au Cluzel qu'à Yillards, diminue encore plus au delà du Gluzel en approchant de Montsalson. Là, entre le Bas^Cluzel et le Haut-Cluzel, pas5%e la grande faille de Côte-Ciiaude. Elle est marquée, à la surface du sol, par un ravin oiî le terrain est brouillé. Par son influence la huitième remonte du fond de la vallée à mi-coteau, et au-dessous on voit alors surgir les couches 9 à 12. Celles-ci affleurent dans le fond delà vallée, qui s'élargit là en une sorte de cirque, au pied du Montsalson. Les quatre couches furent partiellement exploitées, pendant les années i8/i0 à 1850, à Taide des trois puits, Saint^Jean, Deville et des Noyers.

§ 209. — Le puits Saint-Jean, le premier que Ton rencontre en venant du Nord, correspond à un espace triangulaire, situé entre la faille de Coter Chaude au Nord, un autre accident à pente inverse au Sud et les affleurements à rOuest. La petite faille, située au Sud, se rattache, sous forme de branche, au grand accident Est-Ouest, qui longe le pied du Montsalson et y modifie entièrement l'allure du terrain. Au Nord de cet accident, toutes les couches vont, comme la vallée du Cluzel, du Sud au Nord; au delà, elles sont alignées de TEst àTOuest. (PL XIII.)

À 20 mètres de profondeur le puits Sainte-Jean a percé une première veine de O'^jâO, qui semble correspondre à la neuvième. A 56 mètres, sous un fort banc de grès, vient un faible toit schisteux, puis une couche de houille de 1"',20, dont le banc supérieur est pur, la moitié inférieure plutôt crue. Ce serait la dixième.

A 92 mètres, sous un nouveau banc de grès, suivi de 3 mètres de schistes, apparaît une troisième couche d'assez bon charbon, la onzième, dont l'épaisseur moyenne est de 1 mètre. Enfin, à 120 mètres, directement sous le grès, se trouve la meilleure couche du groupe, la douzième. Sa puissance normale est de 1"',70, mais, grâce au toit de grès, elle est parfois réduite par érosion à un simple filet de quelques centimètres. C'est un bon charbon à coke et de forge.

L'ensemble des couches du puits Saint-Jean représente bien, on n'en peut douter, le groupe 9 à 12, mais on ne saurait garantir le parallélisme

proprement dit de chacune d'elles. Pour pouvoir affirmer que la dernière yeine est bien la douzième, il Faudrait être sûr qu*à moins de 100 mètres de dislance il n*y a réellement au mur aucune autre couche de quelque importance. Or, on n'en sait rien, puisque le puits n'a pas dépassé ISO mètres. Si l'approfondissement ultérieur du puits devait découvrir, à moins de 50 mètres, une couche nouvelle, il faudrait en conclure que la première veine de O'^ySO est un simple filet sans importance. Celle du niveau de 56 mètres serait alors la véritable neuvième et non la dixième, etc. Pour le moment donc, la question demeure en suspens.

Les travaux, ouverts dans les trois couches appelées dixième, onzième et douzième, sont, au reste, peu étendus et abandonnés depuis trente ans. En direction, les couches n'ont pu être poursuivies, grftce aux fsiilleslimites, au delà de 200 à 250 mètres, et, suivant la pente, sur plus de iOO à 150 mètres.

Au Sud de la faille Est-Ouest viennent les travaux du puits Deville. Ce puits a traversé la première couche exploitable {la dixième) h 25 mètres du jour. Placée directement sous le grès, elle est çà et là amincie par érosion ; malgré cela, plus régulière et plus pure qu'au puits Saint-Jean. Sur quelques points, elle est pourtant divisée en deux par un banc de schiste de 2 à 3 mètres. L'aval-pendage fut exploité^ à l'aide d'un travers-bancs, jusqu'à la cote de A20 mètres. En direction les travaux occupent 300 mètres. Ils s'arrêtent au Nord à la faille secondaire du puits Saint-Jean, au Sud à la faillemère qui longe la base du Montsalson.

A la profondeur de 55 mètres vient une nouvelle couche, la onzième. Sa puissance atteint 1"',70 à 2 mètres; elle est divisée par un nerf de schiste blanc. Le charbon en est moins pur que celui de la couche précédente.

Le puits n'a pas été foncé jusqu'à la douzième couche. Celle-ci est connue cependant par ses affleurements, que l'on a fouillés à l'aide de fendues, ouvertes vers le bas du flanc gauche de la vallée. C'est, dans son ensemble, une couche assez puissante; au toit, un banc de charbon dur et cru de 1"',30 ; au mur, sous un nerf schisteux, une bonne veine de près de 2 mètres. Malheureusement le terrain est brouillé par la rencontre du

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