‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 170 sur 280 · CHAPITRE XIÏ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIÏ

réduite àl mètre. Aucun travail n'y a été entrepris jusqu'à ce jour. On s'y borne à exploiter là huitième couche.

Nous retrouverons, par contre, le n*^ 7 ter de nouveau plus puissante, dans la concession voisine de Montsalson, au puits des Baraudes.

La couche supérieure n"* 7 bis af&eure à l'orifice même du puits Bani' baud; elle a 1 mètre de puissance; le charbon en est schisteux et cru, le toit passablement ébouleux; ce sont de mauvaises conditions pour son exploitation.

Dans la concession du Quartier-Gaillard on s'est contenté de la fouiller par quelques fendues d'une faible profondeur. Le puits des Rosiers Va manquée par suite de la faille, qui coupe la huitième en aval du puits Bambaud.

Dans la concession de Montsalson le puits Michon, foncé en vue de cette couche, la traverse à 36 mètres de profondeur. On y travaillait en 18S& et 1835, époque à laquelle, comme on sait, la plupart des concessions étaient divisées entre cinq ou six exploitants indépendants les uns des autres. J'ai pu visiter la mine vers la fin de l'année 1834. La couche y avait l^jlS; elle est couverte, comme à Côte-Chaude, de schistes peu solides, et plonge en moyenne de 15 à 20'' vers l'Est, ou plutôt, au Nord-Est à l'un des bouts de la mine, et au Sud-Est à l'autre, car ce puits est précisément placé au point d'inflexion où l'allure Nord-Sud du Cluzel passe à l'allure Est-Ouest du Montsalson. Le charbon est cru, dur, de qualité inférieure. Aussi les travaux furent-ils abandonnés dès 1836, et non repris depuis lors. La Société unique, qui a pris la place des nombreux exploitants entre lesquels les concessions étaient autrefois morcelées, a abandonné les veines peiî importantes et concentré tous ses efforts sur les couches puissantes et pures, telles que la huitième et la troisième.

L'espace, compris entre la veine 7 bisy dont je viens de parler, et la septième proprement dite, est surtout occupé par des schistes ou des grès tendres schisteux. On les voit en montant la route de Côte-Chaude vers le hameau du Quartier-Gaillard. Au-dessus se trouve un faisceau de trois veines fort rapprochées les unes des autres ; ce sont les septième, sixième

et cinquième couches ; puis un gros banc de grès, exploité pour pierres de taille dans plusieurs carrières, entre le Quartier-Gaillard et Michon. Immédiatement au-dessus, quelques lits de schistes, puis la quatrième couche; et finalement, au haut de la crête, entre la vallée du Gluzel et celle du Furens, un nouveau banc de grès, également recherché pour les constructions.

Après cela, dans une légère combe, bordée à TOuest par le banc de grès dont je viens de parler, on constate une série d'affaissements, qui marquent le passage de la troisième couche. Celle-ci plonge à son tour sous de nouveaux grès qui encadrent la combe à TEst.

Occupons-nous d'abord de cette grande veine, qui alimente depuis cinquante ans Taclive exploitation du Quartier-Gaillard. Nous reviendrons ensuite aux couches secondaires & à 7.

§ 213. — La troisième, ou Grande masse, est peu constante dans ce district; tantôt, comme au puits Saini-Éiienne, c'est une couche unique, tantôt elle est divisée en deux ou même trois branches distinctes.

La distance entre les deux branches principales dépasse souvent 20 à 25 mètres. La qualité du charbon varie aussi d'un point à un autre. La branche inférieure donnait delà meilleure houille au puits de la Garenne que la partie haute, appelée CruCf ou seconde couche. Ailleurs c'est l'inverse ; ou bien les deux branches sont de qualité identique. L'épaisseur aussi des veines varie beaucoup. Au puits de^ Garenne^ la veine du mur est la plus forte; au puits de la Loire, c'est plutôt l'inverse, et il en est également ainsi au puits Cliavassieux. A part ces fréquentes bifurcations, et les altérations que subit le charbon, l'allure générale est néanmoins assez régulière dans son ensemble. Les fonds de niveau vont du Sud-Sud-Est au Nord-Nord- Ouest, sans plis ni failles bien prononcés, et cela, depuis la limite Sud de la concession de la Ghana jusqu'à la place Polignais de Saint-É tienne. C'est un parcours de deux kilomètres, sur une largeur d'environ 1,000 mètres. L'inclinaison moyenne, vers l' Est-Nord-Est, est de 35 à 40 pour 100. Elle diminue au Nord dans la région du puits Sainte-Marie, augmente au Sud aux puits Saint-Étienne et Chaielus. Aux deux extrémités de ce vaste champ d'exploitation se rencontrent d'importants accidents. Au Nord, une faille

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