‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 171 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Est-Ouest, dite faille de la Chana; c'est une ramification de celle du Furens; elle remonte la couche de 80 mètres vers le puits RoHat\d, où la troisième forme une faible bande triangulaire au point de jonction des deux failles. L'autre accident, celui du Sud, a les caractères d'une sorte de dos d'àne aigu, ou d'arête de rebroussement, situé entre la région du Clapier^ oit la direction générale est encore Nord-Sud, et celle des Basses-^Villes, où les couches vont de l'Est à l'Ouest avec plongée uniforme vers le Sud. Cet accident se lie à la grande faille Est-Ouest, qui longe la base du versant Nord du Mont-Saison.

Ces détails montrent que le vaste champ, dont nous nous occupons, se trouve rigoureusement limité dans tous les sens. L'exploitation a même déjà atteint ces limites au Nord, à l'Ouest et au Sud. A l'Est seul, vers Tavalpendage, les travaux ne vont pas encore jusqu'à la grande faille du Furens. En comparant les cotes de niveau du Treuil aux dernières courbes du puits Saint-É tienne^ on peut estimer que la troisième couche doit probablement descendre encore de 100 à 120 mètres avant d'atteindre la faille du Furens, On en peut conclure aussi que l'amplitude totale de la faille est, sur ce point, d'environ 300 mètres, et que si Taccident est simple et non composé de plusieurs gradins, son intersection avec la troisième couche doit se faire sous le faubourg de Montaud. On y arrivera tôt ou tard par des traversbancs, après avoir foncé les puits de la Loire et de Saint-Élienne. Disons enfin que, dans le champ que nous venons de circonscrire, l'une ou l'autre des branches de la couche, la troisième surtout, est parfois amincie par érosion. On rencontre un pareil amincissement au Sud du puits de la Garenne^ au voisinage de la limite commune des concessions du Quartier-Gaillard et de Montsalson, et aussi à Beaubrun, dans l'espace compris, sous la ville de Saint-Étienne, entre Torigine de la rue des Jardins et celle du Puy.

Le charbon de la troisième du Quartier-Gaillard appartient aux houilles grasses ordinaires ; il est moins riche en matières volatiles que celui de la troisième du Treuil, qui renferme jusqu'à S5 pour 100 de matières volatiles (n"" 36 et 37 du tableau des houilles). Au Quartier-Gaillard, In proportion des éléments volatils ne dépasse guère 29 pour 100. Là où les matières ter-

reuses sont peu abondantes, la houille est d'un beau noir brillant et convient pour la forge (n^* 59 du tableau).

Après avoir tracé ainsi à grands traits les caractères généraux de la troisième couche du Quartier-Gaillard , donnons quelques détails sur sa manière d*étre dans les principaux puits.

L'amont-pendage a été exploité par des fendues et surtout par les puits de la Garenne, des Rosiers, Palluat et Chavassieux (Cunit) ; l'aval-pendage par les puils Sainl-Étienne, de la Loire et Sainte^Marie ; de plus, dans les concessions voisines de Montsalson et de Beaubrun, on a ouvert de nombreuses fendues, plusieurs galeries de niveau, et les quatre puits du Clapier n^ l et 2 etdeCAa^e/ti^ n"" 1 et 2, tous situés entre la ville et le hameau du Clapier.

§ 2i&. — Uancienne exploitation, de 1830 à i850, se faisait surtout par le puits de la Garenne. Il a 92 mètres jusqu'au mur de la couche. Le terrain traversé secomposepresqueenentier de grès fins, divisés en dalles minces, que Von exploite dans les carrières du Clapier. Au-dessous vient un massif schisteux contenant des veines de houille. Son épaisseur normale est de 10 à 15 mètres ; mais il disparaît par érosion là où la couche elle-même est entamée. Vers le haut de cette masse de schistes existe une première veine, que Ton peut considérer comme le n° 1. J'ai pu l'observer dans l'ancienne galerie d'écoulement à travers-bancs, qui débouche au jour dans les prés situés en aval de la ferme du Grand-Coin. (PI. XIII.)

A la base du même massif vient la c;*ue, c'est le n* 2, ou, si l'on aime mieux, la partie haute de la grande couche multiple de ce quartier. Elle a sur ce point 3 à 4 mètres de puissance, mais se compose, comme son nom rindique, de charbon pierreux, dur, entremêlé de minces nerfs de grès blanc qui tour à tour se renflent et s'amoindrissent.

Au Nord-Ouest, vers les puits Palluat et Chavassieux, la qualité de la crue s'améliore, sans pourtant devenir du charbon de forge. Sa puissance aussi se développe ; elle atteint 4 à 5 mètres.

Au-dessous de la cri^e viennent, au puits de la Garenne, & à 6, ou même 8 mètres, de schistes charbonneux, et, sous les schistes, la branche inférieure de la couche multiple, la troisième proprement dite. Parfois l'une ou l'autre

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