‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 181 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

opposé, vers le Sud-Est. Les courbes de niveau montrent, en effet, que, dans cette région, auprès desBasses-Villes,les accidents disparaîssentfvoy. pi. XIII). Cependant, une faille analogue passe au Nord du puits des logées et contribue là aussi au relèvement anticlinal cî-dessus signalé. Enfin une troisième faille, de même direction, limite la butte Sainte-Barbe au Nord. Ces trois accidents constituent par le fait, dans leur ensemble, un système de failles en éche- Ions, oùTun deux s'évanouit là où débute le suivant. C'est cet ensemble, je le répète, qui modifie l'allure des assises entre le Clapier et le quartier des Hautes et Basses-Villes; c'est Torigine de la série des accidents qui dessinent le pied Nord du Montsalson, entre Saint-Édenne et Roche-la- Molière.

Un autre système de failles limite le champ d'exploitation de Beaubrun- Montmartre à l'Est; il va de la place de Polignaîs au Devais, en passant à peu de distance des puits Rochefort^ Montmartre et Camille. Au Devais même il rencontre, sous un angle aigu, une faille à pente inverse dite du Devais, qui semble le prolongement de celle des Maures à la Béraudière, malgré une légère différence dans la direction des deux accidents. Celte faille du Devais limite les travaux de la mine de Beaubrun à l'Ouest, comme la faille du puits Montmartre, qui plonge à l'Est, les borne du côté opposé (pi. XXII, coupe). On voit donc, en résumé, que le massif entier du quartier des Villes est compris entre deux failles, à pentes opposées, qui partent du Devais et s'éloignent graduellement l'une de l'autre, en s'avançant vers le Nord. La faille de l'Ouest perd de son importance vers le Nord et semble même s'évanouir complètement auprès des Brunandières. La faille opposée de l'Est doit, au contraire, grandir, vers le Nord, jusqu'à la rencojitre de la faille du Gagne-Petit, un peu au delà de la place Marengo de Saint-Étîenne. Entre ces deux dernières grandes failles, plongeant l'une vers l'autre, le terrain houiller s'est affaissé, en forme de coin, sous la ville même de Saint-Étienne. Aussi voit-on, grâce à cet important affaissement, l'étage supérieur pousser vers le Nord une pointe, bordée à droite et à gauche par l'étage moyen du Gagne-Petit et de Beaubrun. C'est la contre-partie de ce qui se

passe au coteau de Montheil, où l'étage m/î^neur s'avance en pointe vers le

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