‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 180 sur 280 · CHAPITRE XI L · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI L

ment occupé par des grès plus ou moins grossiers, tandis que les schistes dominent plutôt dans la région Sud. Ainsi la distance décroît du Nord au Sud et devient surtout faible à Villebœuf, où elle ne dépasse pas i&O à 150 mètres. Cela prouve que raffaissement du sous-sol houiller dut être fort inégal à l'époque même où se déposèrent les assises du terrain houiller; il fut intense à la Ghana et à Villards, lors de la formation du puissant massif qui sépare la septième de la huitième couche, et relativement faible au Sud, dans la région de Villebœuf et de Beaubrun.

§ 220. — En se dirigeant du quartier du Clapier vers le Sud, on rencontre les autres mines des concessions de Beaubrun et de Montsalson. A Beaubrun» ce sont les champs d'exploitation des Basses et Hautes-Villes et celui de Montmartre; de plus, Tancienne mine Ranchon^ ouverte sur les couches de l'étage supérieur. A Mont-Saison, lespuits Montsalson n""' 1, 2 et 3, et au delà, à l'Ouest, les puits des Baraudesj des Platikes, Saint-Félix^ etc.

Étudions ces mines dans l'ordre où je viens de les nommer.

Entré le Clapier et les Basses-Villes passent une série de rejets plongeant au Nord-Est ; c'est le cas des failles des Brunandiëres déjà citées. Elles modifient l'allure des couches et engendrent, par leur réunion, un relèvement anticlinal très prononcé, qui va sensiblement de l'Est à l'Ouest, du cloître Sainte-Barbe au puits de la Culatte n'' 2. Grâce à lui, on voit apparaître un double affleurement des troisième et deuxième couches, plongeant d'une part vers les Hautes et Basses- Villes, de l'autre vers le Clapier. Entre les deux affleurements, à pente inverse, Turent creusés jadis le puits Marthe et les puits de la Culatte, n*»»l et 2. On y exploita jusqu'en 18ftl les couches 5 et 7.

Les deux bancs de la cinquième sont ici, comme nous l'avons dit, à 15 mètres de distance l'un de l'autre. Le banc inférieur, situé à 1x0 mètres de profondeur, est le plus puissant des deux; il a près de 2 mètres et fournit du charbon raffort. La sixième couche est encore moins bonne qu'au Clapier; il semble qu'elle diminue de qualité du Nord au Sud, à partir de Chavassieux. La septième^ formée de deux bancs de i mètre chacun, fut exploitée aux niveaux respectifs de 84 mètres et 106 mètres. Le charbon en était pur et fut même vendu comme charbon de forge de deuxième qualité.

Au-dessous delà septième, le puits traverse la même série de terrains que le puits Chatelus, mais la distance jusqu\^ la huitième y est moindre, les bancs diminuent d'épaisseur, et Tune des failles des Brunandiëres, dont j'ai parlé, coupe le puits de façon à remonter la huitième d'environ &0 mètres. Au puits Chatelus l'intervalle des couches est de 270 mètres ; au puits de la Culatie de 193 mètres seulement. Mais, en tenant compte de la faille, on voit que l'épaisseur des bancs a diminué de 35 mètres seulement, et que Tintervalle réel de la septième à la huitième est au puits de la CulaUe de 225 mètres, chiffre qui se rapproche de celui du Treuil.

Au-dessous de la septième, on rencontre, à la CulaUe, une veine de O^^SO à la profondeur de ili9 mètres, quelques veinules à 171 mètres,. une nouvelle couche de O-jSO à 189 mètres; enfin à 215 mètres le n* 7 ter de 2",50, qui correspond à la couche de li mètres du puits Chatelus. A 251 mètres vient la crue inexploitable du toit de la huitième et à 277 mètres la huitième elle-même, dont la puissance est de ô'^fiO. On continua le fonçage jusqu'à /i37 mètres. La neuvième fut traversée à ft07 mètres, c'est-à-dire à la distance ordinaire de 130 mètres au-dessous de la huitième; son épaisseur est ici exceptionnellement de 3 mètres. C'est un charbon dur, assez brillant. On y a ouvert des travaux comme dans les deux couches supérieures 7 ter et 8« En se dirigeant vers le puits Chatelus ^ on fut arrêté, dès la distance de 30 mètres, par la faille des Brunandières n"* 2, qui coupe le puits de la Culatte au mur de la huitième. Plus haut, dans la huitième et dans la couche 7 ter même, on rencontre la faille parallèle des Brunandières n* 1, aux distances respectives de 50 et 40 mètres. A part de légers ressauts, il n'y a pas ensuite jusqu'au pnitsChatelus d'autre accident de quelque importance. La pente générale est d'environ 32 pour 100 au Nord-Est, c'est-à-dire presque exactement du puits de la Culatte au puits Chatelus. C'est au delà seulement, entre le puits de la Culatte et les Hautes- Villes que commence la pente inverse vers le Sud.

Les failles des Brunandières sont, au Clapier, à peu près parallèles à la direction des bancs du terrain, tandis qu'elles coupent obliquement les strates dans la région Sud du quartier des Villes. Il suit de là, que l'amplitude de ces failles doit croître vers le Nord-Ouest et diminuer, au contraire, du côté

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