‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 187 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

2 à â mètres. L'affleurement se montre dans le coude que fait la route de Saint- Jusl-sur-Loire, à FOuest du puits des Baravdes., La couche, est divisée en deux bancs par un nerf schisteux de 0'",20 à 0'",/iO; le charbon est de qualité médiocre, dur, plus ou moins schisteux ; malgré cela, on Ta exploité aux environs du puits des Baraudes.

Entre cette dernière couche et la huitième on constate, au pied du Montsaison, comme au Gluzel, une puissante série de minces bancs de grès, séparés seulement par de simples filets de schistes. C'est celte série qui augmente graduellement de puissance depuis Mon tsalson jusqu'au Gluzelet de là jusqu'à Yillards; c'est la cause de l'énorme différence de distance qui sépare la septième de la huitième vers ces deux points extrêmes.

Le puits Montsalson n^ 3 traverse la huitième couche à 110 mètres de profondeur. Sa puissance est de 6 à 7 mètres, avec renflements partiels de 8 à 10 mètres, causés, comme ceux de la troisième, par les fréquents rejets qui sillonnent ce quartier. Quoique les deux couches se ressemblent sous ce rapport, la huitième est cependant, en général, moins pure et moins épaisse : le charbon en est moins gras, d'un éclat moindre, et plus souvent entrelardé de veinules schisteuses.

C'est dans cette région que M. Locard constata, d'une façon positive, vers iSliS, non seulement que les deux couches ne pouvaient être identiques, mais qu'elles passaient réellement Tune au-dessous de l'autre.

L'allure delà huitième se modifie, comme celle de la troisième, sous l'action des failles qui longent le pied Nord de la crête du Montsalson. De Yillards jusqu'au Haut Cluzel sa direction est Nord-Sud ; entre le haut Cluzel et Dourdel, Est-Ouest avec plongée générale vers le Sud, à rencontre de la pente du sol. Dans cette dernière région se multiplient les gradins précurseurs de la faille du CluzeL CeUe-ci place face à face, au puits Saint-Félioo même, la troisième et la huitième. Son amplitude est par suite de 200 mètres sur ce point, mais elle diminue vers le Sud-Est, puisque la huitième tend à s'enfoncer dans cette direction, tandis que la troisième longe le toit de la faille horizontalement.

La huitième couche est intacte et vierge sous la majeure partie des

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concessions de Beaubrun et de Montsalson. En y ajoutant la troisième, dans la région Sud de Montsalson, ainsi que les nombreuses veines intermédiaires, ci-dessus mentionnées, on voit que les deux concessions ont encore devant elles un fort bel avenir; môme en ne mentionnant que pour mémoire les couches inférieures des groupes 9 à 12 et 13 à 16, dont Texistence paraît cependant i peu près assurée dans cette région, puisqu'on les connaît dans les concessions voisines du Treuil, du Cluzel, de la Ghana, de Roche-Ln-Molière, etc.

§ 226. — Il nous reste h dire quelques mots du groupe des Rochettes et des couches de Télage supérieur.

On a vu que les puits Sainte-Marie et Roland du Quartier-Gaillard rencontrent, à de petites profondeurs, des veines de houille qui semblent appartenir au groupe des Rochettes. En tout cas, Texistence des couches supérieures devient positive sous la butte Sainte-Barbe, ainsi qu'à Beaubrun et à la Chauvetière, où Ton a exploité la suite de l'étage du Bois d'Avaize.

On peut signaler une première veine, au-dessus du n« 1 du groupe de la troisième, dans le quartier des carrières de la Pareille, h l'Est du Clapier. La couche n" 1 affleure, dans le fond des carrières, à peu de distance au dessus du n^ 2. Or, la veine supérieure, dont je parle, couronne la masse de grès, jadis exploitée sur ce point pour pierres de taille . C'est une couche intermédiaire entre le n* 1 et la couche des Rochettes. On la retrouve dans les carrières de Beaubrun, et aussi, un peu au Nord de l'entrée du tunel du Devais, sur le chemin de fer de la Béraudière. La même veinne et celles qui lui succèdent s'observent, dans la direction de la Béraudière, au Sud-Ouest, et au pied de la colline Sainte-Barbe, à l'Est. Pour le moment, bornons-nous à celle dernière région, car la première appartient déjà au district suivant.

Le quartier de la colline de Sainte-Barbe a été fouillé par les puits des Noyers, Saint-Benoît et Ranchon. Un travers-bancs, allant du mur au toit, relie les puits Montmartre n* 1 et rfe^ Noyers à la cote de 490 mètres; et une deuxième galerie, encore en cours d'exécution, va, dans le même sens, au niveau inférieur de 243 mètres, du môme puits Montmartre au puits Saint- Benoît. Or, voici les veines récoupées par les traverses et par les puîts :

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