CHAPITRE Xn. S
En suivant d'abord la galerie supérieure du puits Montmartre au puits des Noyers, on coupe, au toit de la couche n"^ 2, un massif schisteux de 50 mètres, sillonné vers le haut d'une faible veine de 0*,iO, le n* 1 très probablement. Vient ensuite du grès» sur AO & 50 mètres, et par-dessus une veine mince de O'^SO à 0",35; c'est celle qui affleure dans les carrières de Beaubrun et au Nord du tunnel du Devais, entre le n** 1 et le groupe proprement dit des Rocheties. Dans la mine du puits des Noyers, on la désignait sous le n"" 7, parce qu'elle est à la base des sept veines traversées par la galerie en question. A cette Taible veine succède, dans le travers-bancs, l'ancien n*" 6, l'une des plus importantes du groupe. Elle fut exploitée jadis par diverses fendues et mise à nu par le chemin de fer de la Béraudière, à l'entrée même du tunnel du Devais. Elle est divisée en trois bancs :
En partant du toit, elle se compose de :
l",00 de houille dure.
0 40 de schiste.
0 50 de houille ordinaire.
0 30 de schiste.
0 30 de houille.
Total 2 50, dont ^«'.SO de bouille.
C'est la couche dite des trois goresy k la Béraudière, la première du groupe des Rocf^eUes en partant du bas; elle est couverte par un puissant banc de grès (taille) , puis viennent deux faibles veines assez rapprochées (les n"" 5 et 4 de la galerie), de 0°',35 à 0",ftO d'épaisseur. On a exploré le n* 4 en direction sur une centaine de mètres. Elle conserve son épaisseur de O^^hQ et plonge partout sous l'angle de 45'' vers l'Est. Après un nouveau banc de grès, on rencontre deux autres veines assez rapprochées (les n""' 3 et 2 de la galerie). La première a i mètre à l'',20, la seconde i%50 à l'',60. On les a poursuivies sur une certaine étendue, quoique le charbon en soit pierreux et cru. Vient enfin la couche la plus importante de la galerie (le m 1); elle mesure V^.IO à 2 mètres; on l'exploita par le puits des Noyers, malgré la qualité très ordinaire du charbon sous le rapport des cendres.
Les veines de la galerie des Noyers, dont Je viens de parler, afDeurent
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toutes le long du coteau, qui descend du Devais vers le faubourg de Tardy, au Sud de Sainte-Barbe.. Elles correspondent, par leur position, au groupe des RocKetleSj quoique plus nombreuses, moins pures et moins puissa nies
qu'au bois d*Avaize. Cette disposition fâcheuse de la houille à s'éparpiller en veines minces se manifeste déjà à Yillebœuf, et se continue au delà, vers la Béraudière. Seulement on retrouve de nouveau dans cette dernière région une meilleure couche, celle des Lûtes, qui probablement correspond à la plus élevée des sept veines de la galerie des Noyers (au n"" i de ladite mine).
Au bout de la galerie vient le pilits des Noyers, et au Nord-Est le puits Saint-Benoît. Tous deux, sont ouverts dans le massif micacé, de plus de 300 mëtrès, qui sépare ici le groupe des Rochettes de Tétage supérieur. Ce massif n'est pas tout à fait stérile, mais pourtant sauvage, comme la plupart des grès micacés; les veines de houille y sont minces et crues. Le puits des yoyerSj de 104 mètres de profondeur, en traverse deux. Tune de 0",65 à 50 mètres du jour, l'autre, plus mince, à 95 mètres.
Le puits Saint 'Benoit^ de 330 mètres de profondeur, atteint, dans sa partie haute, la base de l'étage supérieur. On y rencontre, à 60 mètres du jour, la couche mouillée de la Chauvetière, la plus ancienne de ce groupe. Sa puissance est de i'",50, et le charbon solide et dur. On ne l'a pas exploitée jusqu'à présent sur ce point, mais bien dans la concession voisine de la Béraudière.
Au-dessous, le puits pénètre dans le massif micacé sauvage, servant de toit au groupe des Rochettes. 11 renferme cinq ou six veines charbonneuses de nulle valeur, parmi lesquelles ûgurent les deux du puils des loyers, situées ici au niveau de 200 à 300 mètres.
Le fond du puits atteint flnalement le haut du groupe des Rackettes^ que le travers-bancs inférieur de 650 mètres, en cours d'exécution, recoupe à la cote de 243 mètres. Ce travers-bancs, qui se dirige en ligne droite sur le puits Montmartre n"" 2, franchit la veine la plus importante du groupe des Rochettes à la distance de 35 à 40 mètres; c'est la plus élevée des couches de la galerie supérieure, celle qui fut exploitée au puits des Noyers, et que l'on y appelait n** i. Elle se compose, à ce niveau inférieur, de deux bancs sépa-