‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 189 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

résFun de l'autre par un nerf de i^^SO, el se renfle même sur ce point jusqu'à 7 mètres de puissance utile. La houille est grasse, pure et tendre, un véritable charbon de forge à SU ""/o d'éléments volatils avec 3 à & ""/o dé cendres. C'est une amélioration notable, due' à la profondeur, qui assure un bel avenir à ce nouveau quartier des mines de Beaubrun* Malheureusement des failles sillonnent la région. Au Nord, la couche s'est perdue en direction à la distance de 80 mètres, et au Sud à moins de 20 mètres. Ces failles ne sont point encore explorées; elles paraissent considérables^ car on les retrouve dans le travers-bancs où, sur une étendue assez grande, les roches sont broyées et les assises presque verticales. Grâce à ces failles, la galerie de la cote de 2&3 mètres a manqué les cinq veines inférieures du groupe des Rochettes, connues dans la galerie supérieure du puits des Noyers. En effet, après avoir traversé le terrain brouillé, on arrive directement à la partie basse du groupe de la troisième, à la série des couches n''' 5 à 7 du puits Montmartre.

§ 227. — Le puits Ranchon fut creusé, il y a quarante ans, en amont du puits SainihBenott y pour l'exploitation de la couche la plus élevée de Télage supérieur. Cette couche affleure au pied occidental de la colline Sainte-Barbe, le long du chemin qui relie Polignais au quartier de Tardy. Sa puissance est comprise entre i'°,50 et 2'",50. Le puits la traverse à 60 mètres de profondeur. Elle est divisée en plusieurs bancs par de minces lits de schiste noir terreux, dont les débris gâtent le menu. La houille est terne, dure, à longue flamme, moins collante et moins bitumineuse que celle du bois d'Âvaize. Elle tient 38 pour iOO de matières volatiles (n<* 12 du tableau). Comme au puits Saint-Benoît, la direction est Nord-Sud avec plongée de &5 à 50* vers l'Est. L'inclinaison est forte, surtout vers l'extrémité Nord.

Le champ d'exploitation mesure 500 mètres dans le sens de l'allongement et 100 mètres suivant la pente. Aux deux bouts, des accidents limitent les travaux; au Sud, c'est l'avant-coureur de la grande faille longitudinale, qui abaisse les veines du côté de la Chauvetière et rejette aussi dans le même sens la couche la plus élevée du groupe des Rochettes, qui fut jadis exploitée, dans la galerie et au puits des Noyers, comme je viens de le dire.

L'accident opposé, rencontré au Nord des travaux du puits Ranchon, doit appartenir à Fun des* échelons de la faille qui borne, au Nord, la colline Sainte-Barbe et la crête du Mont-Salson.

Vers Fayal-pendage, la couche doit se continuer, jusqu'à la rencontre des grandes failles du Furens et du Gagne-Petit, sous le sol de la ville de Saint- Etienne. L'inclinaison semble même devoir grandir en profondeur, du moins si l'on en juge par la pente des assises qui couvrent le versant Est de la coUine Sainte-Barbe.

Au reste, cet aval-pendage n'a, en tout cas, qu'une bien faible importance industrielle, vu la qualité médiocre de la houille, et les constructions nombreuses, élevées sur ce point à la surface du sol.

Les parties les plus hautes de l'étage supérieur couvrent le sommet et le versant oriental de la colline Sainte-Barbe. On y rencontre principalement du grès micacé à galets de quartz, pareils à ceux de la crête Saint- Roch, au-dessus du Jardin des plantes, sur la rive opposée du Furens. On y voit cependant des traces d'affleurements, mais nulle couche exploitable.

Le même dépôt quartzo-micacé couronne le Mont-Ferret, situé au Sud de l'étang Tardy, au delà de la faille qui limite les travaux Ranchon et ceux de la mine des Noyers. Par suite de cette faille, l'étage supérieur comprend, au Mont-Ferret, des bancs encore plus élevés que ceux de la colline Sainte-Barbe. Tout le haut du coteau est formé de poudingues grossiers, dont les crêtes se courbent, en forme de fer à cheval, parallèlement aux couches de la Chauvetière (voir première partie et carte d'ensemble) ; mais on ne rencontre pourtant pas, sur ce point, le grès rouge supérieur, qui se montre si puissant au puits de la Vogue de Yillebœuf.

En résumé, on le voit, l'étage houiller supérieur, moins le grès rouge, s'avance au Nord, dans la vallée du Furens, jusque sous le centre de la ville de Saint-Etienne, tandis que, grâce à la faille du puits Montmartre, il ne dépasse guère, à l'Ouest de Beaubrun, le Devais et le revers Sud du Mont-Saison. Entre ce sommet et Firminy, l'étage supérieur couvre partout la haute crête, qui sépare la vallée de l'Ondaine de celle de Roche-la- Molière.

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