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CHAPITRE XII

SOUS-DISTRICT DE MONTAilMBERT. (PL XIV et XV.)

§ 235. — Le sous-district de Montrambert, situé au toit de la faille des Maures, comprend les mêmes couches que celui de la Béraudière; mais Tétage supérieur devient plus sauvage à mesure qu'il avance de l'Est à rOuest. Les bancs de grès quartzo-micacés y sont plus grossiers dans la région de Montrambert et du Chambon qu'à la Béraudière.

A la base du sous-district on observe la suite des trois Brûlantes de la Béraudière. L'affleurement de la dernière Brûlante longe les rives de TOndaine jusqu'à Montrambert , où la grande faille de Barlet y met un terme.

De même l'affleurement de la Grande masse se voit, en profonde tranchée^ fortement incendiée, entre le Montcel et le hameau de la Mine, et disparaît ensuite, comme les Brûlantes, contre la faille de Barlet, un peu au delà du puits de ce nom, sur la rive droite de TOndaine. A une certaine distance en amont, à flanc de coteau, suit le groupe des Rochettes, dont l'importance, comme nombre et puissance de couches, diminue graduellement de l'Est à l'Ouest. A Montrambert même, il ne reste plus que trois veines : les Trois gores^ la Serr^rière et les LilteSj dont la qualité et la puissance sont également amoindries.

Au groupe des Rochettes succède un épais massif de poudingues grossiers, puis l'étage supérieur, appelé ici groupe des Combes. Il est formé de quatre veines à l'Est, auprès des Maures ; mais lui aussi se réduit finalement, du côté de l'Ouest, à une couche unique de peu de valeur.

Le sous-district de Montrambert, comme celui d,e la Béraudière, est criblé d'anciens travaux, jadis ouverts par chacun des nombreux concessionnaires dans sa propriété respective. Les plus importants sont les puits Saint-Mathieu^ Saint-Pierre et dies Littes à l'Est; les puits de Lyon, du Rhône, de Marseille et de Barlet à l'Ouest. Plus récemment, dans le but de concentrer les travaux, on a creusé, au centre du sous-district, le puits de VOndaine pour l'épuisement, et les puits /umeauâ? Devillaine pour l'extraction.

Aux puits Sainl^Maihieu, Sainl-Pierre et des LtUes la grande masse diffère peu de ce qu'elle est à la Béraudière. L'allure est cependant pins régulière et Tinclinaison moindre ; elle est de 30* h SS** depuis les Maures jusqu'au puits de ÏOndainej atteint kO"" au delà, et dépasse AS"* vers les puits Marseille et du Rhône. Elle est d'autant plus forte que l'on approche davantage de la faille-limite de Barlet, où l'on trouve finalement 55*". La couche est explorée en profondeur jusqu'à la cote de 250 mètres, soit 300 mètres au-dessous de Torifice du puits de tOndaine. Jusque-là l'inclinaison a peu varié et, d'après la marche de la couche supérieure des LiUes^ il est même certain que cette inclinaison se maintiendra, sans variations sensibles, pour le moins jusqu'à la cote de 50 mètres. On a donc là un champ, avec pente uniforme, d'environ 500 mètres de hauteur verticale sur 1,300 à 1,500 mètres en direction. La puissance totale de la couche, avec ses parties crues du toit et du mur, varie en général entre 12 et 15 mètres. Le charbon est de même nature qu'à la Béraudière, sauf dans la région Ouest, où les cendres sont plus abondantes et U dureté plus grande. Il est partout facilement inflammable, ce qui explique les anciens feux de la partie haute et l'obligation de tout remblayer par étages successifs, peu étendus.

L'exploitation se fait aujourd'hui surtout par les deux puits jumeaux Devillaine, d'où partent à divers niveaux de longs travers-bancs. Les anciens puits supérieurs servent actuellement pour l'aérage et l'entrée des remblais, des hommes, du bois, des rails, etc.

A part les deux failles des Maures et de Barlet, qui bornent le champ d'exploitation, les accidents sont rares et insignifiants dans la Grande masse de Montrambert. Gomme particularité, je citerai une veine de Canel-coal, de 0'",20 à 0'",25, au milieu du charbon ordinaire de la grande couche, dans les étages supérieurs. Elle s'étendait en direction sur quelques centaines de mètres, se terminant, en lentille plate, à l'Est et dans la profondeur. G'était du charbon compact, terne, brun foncé, donnant 21 à 22 pour 100 de bitume à la distillation lente, et dégageant, par calcinalion brusque, jusqu'à 50 pour 100 de matières volatiles (n« 127 du tableau). La partie inférieure de la Grande masse est généralement crue sur

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