‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 210 sur 280 · CHAPITRE XII. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. S

dans les vallons de la Trioliëre et de TEgoutay, qui rejoignent la vallée de rOndaine auprès d'Unieux.

Par le fait de la faille du Gluzel, qui affleure sur le revers oriental de la côte de Saint-Genest-Lerpt et incline à l'Ouest, les couches du district de Roche-la-Molière sont complètement séparées de celles du Quartier Gaillard. A l'Ouest de la faille se montrent des couches plus élevées que celles du fond de la vallée du Gluzel. Pour fixer leur âge, il faut partir de la côte du Mont-Saison, où la troisième couche marque, comme nous l'avons vu, un niveau géologique bien déterminé. Nous l'avons poursuivi déjà (§223) jusqu'à Dourdel, et même, au delà des Platières, jusqu'au ruisseau de Pommareize où, grâce à un faible accident, l'affleurement décrit un étroit fer à cheval, et s'avance, au-dessus de Villebœuf, par Grange- Neuve et le Bouchage, jusqu'à Troussieux dans la vallée de l'Egoutay. C'est bien la troisième, car, sur tout son parcours, on rencontre au toit les roches stériles de l'étage supérieur. De plus, au mur de la troisième, vient, au puits Baude, comme au Mont-Saison, la série ordinaire des petites couches secondaires, puis finalement la grande couche inférieure, la huitième, appelée couche Siméon, dans cette région , d*après le nom d'un ancieu exploitant. Or Taffleurement de cette huitième se poursuit non seulement au Sud-Ouest, Iç long de la côte du Devais, mais aussi au Nord, sur le revers occidental de la côte de Saint-Genest.

L'âge de cette couche principale de l'étage inférieur ainsi déterminé, il était évident que les couches immédiatement supérieures devaient correspondre aux veines 7 ter et 7 bis de Villards et du Gluzel, et les couches inférieures aux groupes 9 à 12 et 13 à 16. — On voit ainsi que les veines les plus importantes de Roche-la-Molière, le Petit-Moulin, le Sagnat, le Peyron et la Grille, représentent réellement le groupe 9 à 12, et celles qui succèdent à ce groupe les n"^ 13 à 16. L'étude de la Dore vient, d'ailleurs, confirmer ce classement.

Cela dit, passons à l'étude détaillée des couches elles-mêmes, ou plutôt, arrêtons-nous d'abord un instant aux failles principales de ce district.

§ 242. — On a vu déjà qu'au pied du coteau de Saint-Genest-Lerpt une

faille transversale, fort importante, relève les couches de Roche du côté du Cluzel. Les travaux du pnitsSaini^ Félix des Platiëres prouvent, en outre, que Taroplitude de cet accident est d*environ 200 mètres sur ce point, et qu'elle diminue vers le Sud (§ 225). Par contre, au Nord, d'après le parallélisme des affleurements à droite et à gauche de la faille, elle doit demeurer sensiblement constante, sauf à partir de la jonction de la faille de Côte- Chaude, qui abaisse les couches de Villards et les rapproche de celles de Roche. D'autre part, les lignes d'affleurements vont en divergeant au Nord, ce qui dénote sur ce point un nouvel accroissement de la faille. Au reste, dans cette direction, la faille du Cluzel vient rencontrer, au château du Minois, celle de Landuziëre, et là, les deux failles semblent se limiter réciproquement. Au delà, en eifet, leurs traces se perdent, de sorte qu'en tout cas leur importance diminue considérablement au Nord et à l'Est.

Jusqu'à ce point de jonction, la faille du Cluzel se reconnaît par les débris broyés, dont est jonché le flanc oriental de la côte de Saint-Genest^ et la trace de celle de Landuziëre, par le contraste des terrains qui forment le toit et le mur de cette faille au jour. J'ai déjà décrit cette dernière faille dans le chapitre consacré aux accidents du terrain houiller ; j'y renvoie pour les détails (§ lik). On voit, en particulier, par le croquis n"* 20, combien le terrain est différent au mur et au toit de la faille. On arrive brusquement du groupe 9 à 12 de l'étage inférieur de Saint-Etienne au poudingue micacé de Saint-Chamond. A l'Ouest du château du Minois, on rencontre partout, au mur de la faille, en allant vers Landuziëre par Trêves, les strates, à peu près verticales, du grossier poudingue quartzo-micacé.

La faille de Landuziëre est Tune de celles du bassin houiller qui affectent le plus profondément le relief du sol. Le ruisseau de Pommareize, allant du Sud au Nord entre Saint-Genest et Roche, est dévié à l'Ouest par la faille, qui lui ouvre ainsi, au travers du granité, un facile chemin vers la Loire auprès de Saint- Victor.

4. Ces débris, ainsi que le passage des divers gradins de la faille, pouvaient très bien s'observer vers la t^te du tunnel du chemin de fer qui .relie Roche au Cluzel, à l'époque où la tranchée était encore fratche.

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