‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 211 sur 280 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

Les affleurements des couches de Roche sont également arrêtés, au Nord, par la faille, et relevés par elle jusqu'à une hauteur assez grande. Cependant, quoique Famplitude de la faille soit d'au moins 500 mètres, celle-ci ne produit pas à la surface du sol une dénivellation de plus de 100 à 150 mètres.

A 2,000 mètres au Sud de la faiUe de Landuzière, un accident parallèle, la faille du Midi^ limite, du côté opposé, le champ de Roche-la- Molière. Son amplitude est moindre, mais atteint pourtant 200 mètres à la Roare. Elle modifie aussi, comme celle de Landuzière, l'allure des couches. Au toit de la faille, le long de la côte du Devais, leur direction est normale, car au pied du Mont-Saison les affleurements vont tous de l'Est à l'Ouest.

§ 243. — Le district de Roche-la-Molière comprend, dans la majeure partie de son étendue, l'étage inférieur de Saint-Ëtienne, et en outre, dans sa partie méridionale, au. Sud de la faille du Midi, l'étage moyen. Commençons son élude par le haut de l'étage inférieur, la couche Siméon, ou huitième du bassin Stéphanois.

L'affleurement de la couche en question sait le flanc occidental du coteau de Saint-Genest-Lerpt depuis la faille de Landuzière, au Nord, jusqu'à Villebœuf, au pied du Mont-Saison, au Sud. Sur ce point, la faille du Midi modifie sa direction; l'allure Nord -Sud se transforme en allure Est-Ouest, Depuis Villebœuf, l'affleurement, va, en effet, le long du pied du coteau, sur la Piotière; là, il reprend la direction Nord-Sud jusqu'à la Varenne, et court ensuite au Sud-Ouest jusqu'aux environs de la Croix-Marlet, où de nombreux accidents ne permettent plus de le reconnaître sûrement.

Les roches du toit de la couche Siméon peuvent se voir dans les tranchées de la route qui descend de Dourdel vers Roche-la-Molière. C'est la série des bancs de grès, citée au toit de la huitième près du Cluzel. Cependant le grain de la roche est plus serré et plus Hn ; en outre, auprès de la couche, sur 15 à 20 mètres de hauteur, les schistes tendent à diminuer^ et renferment même, à divers niveaux, du fer lithoïde, que l'on a exploité assez activement, vers 1825 à 1828, entre Villebœuf et la Piolière, pour l'alimentation des hauts-fourneaux de Terrenoire.

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La couche Siméon et les assises^ situées au-dessus, sont coupées par le tunnel du chemin de fer du Cluzel, près de son embouchure du côté ' de Roche. La puissance ordinaire de la couche, dans celte région, est de 5 mètres. Comme ailleurs, elle est divisée en deux bancs par un nerf de schiste qui atteint souvent & à 5 mètres. Le banc supérieur, de l'',60 à 1"',80, est généralement cru; le banc inférieur, de 3 à& mètres, contient moins d'éléments terreux, mais ne fournit pourtant pas du charbon supérieur. Sans lavage préalable, on ne peut Tutiliser ni pour la forge ni pour le coke. Il ne vaut pas celui de la troisième.

Les traces d'anciens travaux sont nombreuses le long des affleurements. Avant 1789, Tancien concessionnaire et seigneur du pays, le marquis d*Osmond, avait fait ouvrir une fendue à char non loin de la ferme de la Chiorary; plus tard, sous l'empire delà loi de 1791, de nombreux propriétaires du sol fouillèrent la couche, dans ses parties hautes, jusqu'à 100 pieds de profondeur. Parmi eux , on peut citer en particulier, auprès de Villebœuf, un sienr , Siméon ^ qui exploitait encore vers 1806 et 1807, ce qui fit donner, dès lors, à la couche en question, le nom de cet ancien exploitant. Entre Villebœuf et la Piotière, et de là jusqu'au domaine de la Yarenne, on voit les traces de nombreuses fendues, également ouvertes vers cette époque. Mais sur aucun point les travaux ne s'étendent en profondeur. La couche est partout vierge à quelques mètres du jour, sauf à la Yarenne, où un travers-bancs récent, partant du puits des Granges n* 2, l'a recoupée, vers la cote de /i50 mètres, à 110 mètres sous les affleurements.

Sur ce point la couche est partiellement transformée en schistes; c'est le cas surtout du banc supérieur, mais le banc inférieur est, de son côté^ souvent réduit à 2 mètres. Malgré cela, les travaux se sont déjà étendus sur plus de 600 mètres en direction. Le charbon est de qualité ordinaire, et l'inclinaison de 50 pour 100.

Au delà du Bourgeat, dans le fond de la vallée de l'Égoutay, bn fevoil encore l'affleurement; il s'y renfle même jusqu'à 3 mètres, et se rapproche, au moins en apparence, de l'affleurement de la troisième aux environs de Troussieux; aussi projette-t-on, au fond du puits de Troussieux, creusé au

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