‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 223 sur 280 · SOUS-DISTRICT D£ LA MALAFOLIË · texte numérisé non relu

SOUS-DISTRICT D£ LA MALAFOLIË

§ 253. — La région de Firminy comprend deux sous-districts : le quartier de la MalafoliejkVEsif et celui de Firminy même à l'Ouest. Commençons par la Malafolie (pi. XYIIl).

On distingue à la ^a/a/b/te quatre séries de couches. Ce sont, en partant du bas :

l"" les couches dites du Soleil ;

2« les couches proprement dites de la Malafolie;

3* la grande masse de Saint^Léon et du Ban avec ses satellites;

k^ les veines supérieures de la Bargelle.

Les affleurements des deux séries inférieui:es coupent les rives de l'Ëchapre. La première a£Dleure au hameau même du Soleil; la seconde, entre ce hameau et le chemin de fer du Puy ; la troisième, sur les bords de rOndaine; la quatrième, sur la rive droite de ce cours d'eau, entre la Bar-

m/i BASSIN HOUILLER DE LA LOIRE.

gette et les Trois-Ponts. La plongée générale des bancs est du Sud au Nord, de sorte qu'en traversant, dans cette direction, la vallée de l'Ondaine, on coupe successivement du mur au toit, c'est-à-dire du micaschiste à la partie haute du dépôt houiller, toutes les assises de ce dernier terrain. J'ajouterai que les affleurements, dont je viens de parler, s'innéchissent tous, à droite et ik gauche, en forme de fer à cheval. A l'Est, ils viennent.buter contre la faille de la Renaudière; du côté opposé, ils se détournent au Nord-Ouest, grâce à la faille parallèle du Breuil, franchissent TOndaine au Nord du Mas et s'élèvent ensuite sur le plateau de Combe-Blanche, au Nord de Firminy.

Au hameau du Soleil on connaît deux couches voisines l'une de l'autre, la grande et la petite couche du Soleil. Les affleurements sont situés à 800 ou même 900 mètres de la limite du bassin, aussi rencontre-t-on, au-dessous, le poudingue stérile, plus ou moins micacé et schisteux, de Saint-Ghamond, passant, entre les Brosses et les Préaux, à uii conglomérat bréchiforme rougeâtre, qui se poursuit jusqu'au micaschiste et pourrait bien représenter un pointement de la brèche de Bive-de-Gier. Ge terrain rouge disparaît à TOuest, au delà des Préaux, contre la faille du Breuil, qui le rejette en profondeur. A l'Est, il est couvert par les alluvions du torrent de l'Échapre, et au delà il demeure caché sous le poudingue ordinaire de Saint-Ghamond, parce que les affleurements des couches du Soleil ne sont plus alors qu'à 500 mètres de la limite du bassin.

Enfin, au hameau des Brosses, vient la faille transversale de la Benaudière, qui relève le terrain inférieur, comme la faille du Breuil, de façon à ramener au jour le poudingue grossier inférieur, qui toutefois n'est pas rouge sur ce point. L'action de la faille de la Renaudière sur l'allure du terrain est très bien marquée à la surface du sol. Non seulement les couches de houille remontent le long de la faille, de sorte que des filets charbonneux se voient, au Sud du hameau des Brosses, jusqu'au voisinage même du terrain ancien, mais le micaschiste lui-même est visiblement affecté par la faille : le vallon de l'Échapre lui doit son existence et, sur sa rive droite, le terrain ancien est relevé de façon à reporter le dépôt houiller de quelques cents mètres vers le Nord.

Les couches du Soleil furent d*abord explorées par un petit puits de 20 mètres, creusé en 18â/i, non loin du hameau du Soleil. La couche principale y a a^jGO, et tout auprès sont deux autres veines, Tune au toit, Tautre au mur, ayant 0°*,80 à l^jSO de puissance. C'est ce premier travail qui fit donner aux veines en question le nom de couches du SoleiL Depuis lors, on a recoupé leur aval-pendage par le puits Chapelon, à 256 mètres de pro-» fondeur, et plus tard, par le grand travers-bancs du puits Montermd n" 2, ij 10 mètres plus bas, vers la cote de 233 mètres.

La coupe détaillée, prise au voisinage du puits Chapelon, donne, poup les deux couches la succession suivante :

Couche supérieure : houille 4 '", 20

Schiste charbonneux 3 00

^ , ... ( Banc sup^rttfur, houille pure, avec nerf de O'^.IO au milieu 4 00 Couche principale { , . , . ,

( Banc inférieur^ houille entremêlée de ûleU schisteux . . 3 00

Le banc supérieur n'est exploitable, dans les conditions actuelles, que sur 2 mètres de hauteur.

Le grisou est abondant dans la couche du Soleil.

Jusqu'à présent, on a du reste peu exploré ces trois couches inférieures. Le grand travers-bancs n'a môme pas été prolongé jusqu'à la veine du mur. Mais il est évident que leur allure ne doit guère différer de celle des couches supérieures. Quant au charbon qui en provient, il laisse plus de cendres et de mâchefer; c'est de la houille grasse à longue flamme, tenant 31 à 36 pour 100 d'éléments volatils {n'^ 33 et 34 du Uibleau). On constate, ici comme ailleurs, l'influence de Tàge relatif des couches. Ainsi, les trois couches proprement dites de la Malafolie renferment 38 à 39 pour 100 de matières volatiles (n°* 1, 9 et 10), et la grande couche supérieure du puits Saint-Léon même 40 pour 100 (n*' 4). Au fond, toutes les couches de la Malafolie, comme toutes celles du district voisin de Montrambert et de la Béraudière, fournissent des charbons à longue flamme; il en est de môme des couches de Combe-Blanche, dans la concession d'Unîeux, tandis qu'en se dirigeant vers le Nord, sur Roche-la-Molière, on

rencontre des charbons d'autant moins riches en éléments volatils que l'on s'éloigne davantage de la limite méridionale du bassin, Tormé de micaschiste, pour se rapprocher du granité, qui borde le bassin à l'Ouest et au Nord. Ainsi, c'est moins l'âge des végétaux que la nature du sous-sol ancien et l'épaisseur des assises, sous lesquelles les végétaux ont été enfouis, qui influe sur la qualité de la houille.

Comme on vient de le voir, les couches du Soleil augmentent de puissance, au Nord, vers leur aval-pendage. Au puits Chapelon, la couche principale mesure 7 mètres, la couche supérieure l'%30 et la veine inférieure, placée à 12 mètres au mur de la couche principale, O^jTO. L'intervalle est surtout occupé par des grès, sauf au voisinage immédiat de la houille.

Dans la galerie du puits Monterrad, la grande couche est de nouveau réduite à 5 ou 6 mètres et la veine supérieure à moins de 1 mètre. Malgré cela, l'ensemble des trois veines, ou du moins les deux principales, forment une réserve importante pour l'avenir ; la hausse de prix des bonnes houilles permettra d'écouler le charbon inférieur de la couche du Soleil, qui est plus tendre et plus schisteux que celui des couches proprement dites de la Malafolie.

Le champ d'exploitation mesure en moyenne 1,500 mètres, entre les deux failles Est et Ouest, et 1,200 mètres depuis les affleurements jusqu'au cours de l'Ondaine au Nord. La pente des couches est faible dans les parties hautes, 20 pour 100 en moyenne, mais augmente graduellement en profondeur, ainsi qu'à l'Est, au voisinage de la faille de la Renaudière.

Le massif qui sépare le groupe du Soleil des trois couches de la Malafolie a une puissance de 160 à 180 mètres. 11 est traversé en entier par le puits Chapelon et en partie par le puits Monterrad n^ 2. Le grès domine vers la base. A la veine supérieure du Soleil succède, en effet, directement un gros banc de grès de 50 mètres; vient ensuite un ensemble de 60 mètres, où les schistes et les grès alternent «^ plusieurs reprises avec prédominance de l'élément schisteux et abondance relative de paillettes micacées. On y trouve quatre faibles veines, régulièrement espacées de J5 à 20 mètres. Gomme toujours, dans les terrains micacés, le charbon de ces veines est

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