‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 227 sur 280 · CHAPITRE Xli · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xli

de même laminée au puits Saint-Thomas^ sous ilnfluence de la faille de la Renaudlëre. Elle y est réduite à deux bancs de 2 mètres chacun. Mais là où elle est régulière, au puits du Ban et au puits Labarge^ elle mesure 10 à 12 mètres. De plus, à une faible distance au toit, on connaît une veinesupérieure, plus ou moins schisteuse. Ainsi, au puits Labarge on a trouvé, en 1871 :

Faibles bancs de houille et schistes charbonneux 5*", 00

Schistes avec rognons de fer lithoïde 0 70

Banc de canel-coal , '0 60

Houille grasse à longue flamme, tenant 40 à 42 pour 1 00 de matières volatiles « 40 à 42 mètres..

Le Canel-<oal du puits Labarge est, au fond, plutôt une sorte de boghead, ou schiste bitumineux, car il laisse 20 à &0 pour 100 de cendres, et dégage,, abstraction faite des éléments terreux, /t8 pour 100 de matières volatiles.

Au puits du Ban n"^ 1, vers Taval-pendage, la couche a 11 mètres d'épaisseur, parfois divisée en deux par un faible nerf. A la couche succèdent, en montant, des schistes, dont l'épaisseur varie de 2 à 10 mètres,, puis une veine un peu crue de 1 à 2 mètres. L'inclinaison, qui est de 25 à SO"" le long des affleurements, atteint &5'' dans le fond des travaux. A ce niveau la couche rencontre les premiers gradins de la faille longitudinale de la Barge, qui précipite le terrain en profondeur vers le Nord, comme celle de Barlet à Montrambert.

La couche Saint-Léon est connue, par un travers-bancs, jusqu'à la cote de 2/iO mètres. Le puits lui-même la coupe à 150 mètres de profondeur, vers la cote de âftO mètres. La couche a été suivie déjà sur près d'un kilomètre en direction. A l'Est, on est arrêté par la faille de la Renaudière; à l'Ouest, par la faille inverse des Layats^ qui remonte la couche au jour, sans laisser au delà des traces bien apparentes. 11 semble cependant,^ d'après la marche des couches de la Malafolie, qu'elle doit se prolonger souterrainement à l'Ouest et y rejoindre le pendage inverse de Troussieux* Toutefois elle n'est plus visible, à la surface du sol, par suite de la faille de la Barge, mais elle doit s'étendre bien certainement sous la majeure partie

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du coteau qui va des hameaux de la Barge et d*Alus vers la CroiX'-Marlet (pi. XYII). C'est une belle réserve, car le charbon vaut, comme houille & gaz, celui de la Malafolie, et la puissance de la couche est de 10 mètres en moyenne.

§ 256. — Entre les Trois-Ponts et la Bargette, sur la rive droite de rOndaine, affleure un ensemble de couches supérieures mal explorées, dont le nombre exact est difficile à fixer, à cause des Tailles qui sillonnent le terrain.

On rencontre d'abord^ en allant de bas en haut, la veine, dite première couche de Saint-Léon^ située à une trentaine de mètres au-dessus de la Grande masse. Sa puissance est de l'^ySO à 2 mètres aux puits Labarge et du Ban^ et la qualité du charbon assez médiocre; on y a cependant ouvert quelques travaux représentés sur les plans parles courbes de niveau (pi. XYIII).

A 50 mètres au-dessus de la petite couche Saint-Léon, viennent les veines dites première et deitxième de Chaponnost, que les puits du Ban coupent à peu de distance du jour. L'inférieure a 2 mètres de puissance, la plus élevée 2 h k mètres. Elles furent exploitées et même incendiées fort anciennement; Beaunier les mentionne dans son travail. Le charbon est pur et à longue flamme, comme celui des couches précédentes, mais l'allure en est peu régulière et le champ disponible peu étendu, à cause du voisinage de la faille de la Barge. Entre les deux veines dominent les schistes, au-dessus et au-dessous plutôt les grès. Le f mis Saint-Thomas traverse en faille la petite couche Saint-Léon, mais rencontre, près du jour, au niveau des couches Chaponnost, trois veines fort rapprochées les unes des autres. Elles n'ont pas au delà de 0"',60 à 0"',80 d'épaisseur, et paraissent étirées par la faille de la Renaudière.

Au-dessus des couches de Chaponnost on exploite du grès {taillé) ordinaire, auquel succède du poudingue micacé, puis, à mi-coteau, au village de la Bargette, une veine charbonneuse, entremêlée de schistes, et finalement une dernière couche d'un mètre environ. Je dis une dernière couche, parce que, immédiatement au-dessus, on voit la trace de la faille de la Barge, avec assises verticales troublées, et, au delà, en remontant l'ancienne

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