CHAPITRE XII
route du Puy à Saint-Ëtienne, du grès grossier^ passant au poudingue et plongeant, en sens inverse, au Sud-Est. Peu après, on arrive, entre la route en question et le bourg du Ghambon, à un lambeau de grès rouge supérieur, pareil à celui de Patroa et de Yillebœuf, et appartenant comme lui à la base du Permien. 11 suit de là que la faille de la Barge doit être considérable, et que d'autres couches supérieures pourraient buter souterrainement contre cet accident en restant invisibles à la surface du sol. Néanmoins, ni le nombre ni la qualité de ces couches supérieures ne sauraient être importantes, car le terrain devient déjà sauvage au hameau même de la Bargette. Il convient aussi de rappeler que la faille de la Barge doit être composée de plusieurs gradins ; on voit, en effet, dans la galerie Monterrad, comme je Tai déjà dit, divers accidents peu importants, servant de précurseurs à la grande faille. Celle-ci, la faille mère de la Barge, semble devoir modifier définitivement le sens de la plongée des couches, et doit ainsi correspondre au véritable thalweg du fond de bateau.
§ 257. A Touest du hameau des Trois-Ponls, sur la rive droite de rOndaine, les couches inférieures de la Malafolie sont coupées par la
faille Nord-Sud des Layats^ qUi a donné naissance au ravin le long duquel
passe le chemin de Firminy à Roche par la Croix-Marlet. On voit cette faille sur le bord du chemin; elle a relevé, et en quelque sorte laminé, la plus élevée ^ps trois couches de la Malafolie, celle que Ton appelle la Grande couche. Au mur de la faille on voit ensuite Tafileurement de cette puissante couche tourner à l'Ouest et finalement aboutir au grand accident de la Barge (pi. XYIII), qui la rejette à une profondeur encore inconnue au Nord.
Au mur de la grande couche on reconnaît les affleurements parallèles des deux couches inférieures, ici divisées en trois. Elles ont été mises à nu dans plusieurs carrières, ouvertes sur les bancs de grès placés entre deux. La deuxième couche en particulier a pour mur le banc de la carrière principale des Layats. Elle a 2 àâ mètres de puissance; la partie inférieure, sur O'^jSO de hauteur, est un peu terreuse; le reste assez pur. On Ta exploitée, il y a trente ans environ, par une galerie partant de la carrière
ti%k BASSIN UOUILLER DE LA LOIRE.
même. Ua trayers-bancs a ensuite recoupé les yeioes inférieures. On trouva d^abord, à 13 mètres de distance horizontale, une annexe de la seconde de 0",70; puis, à 135 mètres, la troisième couche de la Malafolie, qui est ici notablement oblitérée, car elle a i peine 1 mètre de puissance utile, étant formée d'un banc de houille de 0*,60 au toit, d*un nerf de 0*,&5 et d*un second banc de C^SS. A peu de distance, au-dessus de la houille, se trouve un banc de grès de &0 mètres, activement exploité pour pierres de taille, et, plus haut, un grès fin schisteux, attaqué souterrainement pour meules à aiguiser. Le charbon de la troisième couche est terreux, et a pour mur du schiste à minerai de fer; cette couche est troublée par des accidents et, par ce motif, difficilement exploitable. Enfin, plus bas encore, non loin des bords de FOndaine, paraît un dernier affleurement, qui semble la suite de la couche du Soleil; il se rattache aux affleurements, presque verticaux, trouvés, sur la rive gauche de TOndaine, lors de la construction de la gare de Fîrminy (voir coupe, pi. XXV).
Les couches inférieures de la Malafolie sont connues aux Layats sur une longueur d'environ &00 mètres. Au pied de TÉcho elles rencontrent une nouvelle faille, qui les relève à TOuest comme celle des Layats. L'affleurement inférieur, celui de la couche du Soleil, coupe le domaine de la Fontaine, oii existent d'anciennes fendues. C'est une couche épaisse, mêlée de schistes, qui se renfle, çà et là, de 2 ou 3 mètres jusqu'à Sou 10 mètres, mais elle est généralement de qualité médiocre et tourmentée par des accidents. Dans les parties les plus régulières, elle plonge d'environ 20' vers le Nord.
Au-dessus, en montant vers le hameau de l'Écho, on aperçoit en divers points des traces de houille, mais aucun affleurement continu, grâce aux accidents, qui se multiplient dans cette région. Malgré cela, on voit que ces traces sont bien la suite des couches de Layats. Nous les retrouverons, plus régulières, dans la concession voisine d'Unieux, sur les hauteurs de Combe-Blanche. Nous reviendrons alors aussi sur les failles qui troublent. 00 quartier.