‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 229 sur 280 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

SOUS-DISTRIGT DE FIRMINY. (PI. XVIII à XX.)

§ 258. — Si maintenant de la MalafoHe nous nous dirigeons vers le bourg de Firminy, afin d'étudier le second sous-district, nous trouverons d'abord, non loin de la gare, des traces d'affleurements, au mur de la couche du Soleil, et, au-dessous, du terrain sauvage micacé jusqu'à la grande faille du Breuil, située à l'Est des travaux de Firminy. Cette faille, qui incline à l'Ouest, ramène des parties plus élevées du dépôt houiller. C'est d'abord la grande couche du Breuil^ suite de celle du puits Saint-Léon; puis, sous deux ou trois veines insignifiantes, liées à des roches quelque peu sauvages, la série' de la Malarolie, ici appelée couches de Latour. L'ensemble plonge à l'Est, mais décrit, au Sud, un fer à cheval autour du bourg de Firminy, de façon à incliner successivement vers le Nord-Est, le Nord et finalement, au quartier des Razes, vers le Nord-Ouest, où les affleurements sont à leur tour coupés par la faille du Breuil.

Les étages inférieurs du terrain houiller, au mur des couches de Latour, furent explorés sur deux points différents, au puits Malarlre, dans la concession de Firminy, et au puits du Poni-de-Sauze, dans la concession d'Unieux (pi. XX).

Le mur immédiat des couches de Latour se voit très bien, à la surface du sol, en suivant la route de Saint-Étienne au Puy, entre Firminy et le torrent de la Gampille. Les assises plongent régulièrement, sous les couches de Latour, de 10 à 15° vers le Nord-Est, de sorte que l'on arrive de proche en proche aux bancs inférieurs du terrain. Ce sont en général des grès gros^ . siers plus ou moins micacés.

A Fontrûusse et à la Martinière, près de la Gampille, on constate des

traces d'affleurements^ qui s'infléchissent parallèlement aux couches de

Latour. Leur position et les caractères de la couche permettent de l'assimiler

d'une façon positive à la couche du Soleil. Au delà de la Gampille, les

assises plongent en sens inverse vers l'Ouest. Il doit donc y avoir entre II. 54

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même. Un travers-bancs a ensuite recoupé les veines inférieures. On trouva d*abord, à 13 mètres de distance horizontale, une annexe de la seconde de 0",70; puis, à 135 mètres, la troisième couche de la Malafolie, qui est ici notablement oblitérée, car elle a à peine 1 mètre de puissance utile, étant formée d'un banc de houille de 0"',60 au toit, d*un nerf de 0"',&5 et d'un second banc de 0'",35. A peu de distance, au-dessus de la houille, se trouve un banc de grès de ÛO mètres, activement exploité pour pierres de taille, et, plus haut, un grès fin schisteux, attaqué souterrainement pour meules à aiguiser. Le charbon de la troisième couche est terreux, et a pour mur du schiste à minerai de fer; cette couche est troublée par des accidents et, par ce motif, difficilement exploitable. Enfin, plus bas encore, non loin des bords de l'Ondaine, parait un dernier affleurement, qui semble la suite de la couche du Sokil; il se rattache aux affleurements, presque verticaux, trouvés, sur la rive gauche de l'Ondaine, lors de la construction de la gare de Firmîny (voir coupe, pi. XXV).

Les couches inférieures de la Malafolie sont connues aux Layats sur une longueur d'environ 400 mètres. Au pied de TÉcho elles rencontrent une nouvelle faille, qui les relève à l'Ouest comme celle des Layats. L'affleurement inférieur, celui de la couche du Soleil, coupe le domaine de la Pontaine, où existent d'anciennes fendues. C'est une couche épaisse, mêlée de schistes, qui se renfle, çà et là, de 2 ou 3 mètres jusqu'à Sou 10 mètres, mais elle est généralement de qualité médiocre et tourmentée par des accidents. Dans les parties les plus régulières, elle plonge d'environ 20' vers le Nord.

Au-dessus, en montant vers le hameau de l'Écho, on aperçoit en divers points des traces de houille, mais aucun affleurement continu, grâce aux accidents, qui se multiplient dans cette région. Malgré cela, on voit que ces traces sont bien la suite des couches de Layats. Nous les retrouverons, plus régulières, dans la concession voisine d'IJnieux, sur les hauteurs de Combe-Blanche. Nous reviendrons alors aussi sur les failles qui troublent, ce quartier.

SOUS-DISTRICT DE FIRMINT. (PI. XVIII à XX.)

§ 258. — Si maintenant de la Malafolie nous nous dirigeons vers le bourg de Firminy, afin d'étudier le second sous-district, nous trouverons d'abord, non loin de la gare, des traces d'affleurements, au mur de la couche du Soleil, et, au-dessous, du terrain sauvage micacé jusqu'à la grande faille du Breuil, située à l'Est des travaux de Firminy. Celte faille, qui incline à l'Ouest, ramène des parties plus élevées du dépôt houiller. C'est d'abord la grande couche du Breuil^ suite de celle du puits Saint-Léon; puis, sous deux ou trois veines insignifiantes, liées à des roches quelque peu «auvagesj la série' de la Malafolie, ici appelée couches de Latour. L'ensemble plonge à l'Est, mais décrit, au Sud, un fer à cheval autour du bourg de Firminy, de façon à incliner successivement vers le Nord-Est, le Nord et finalement, au quartier des Razes, vers le Nord-Ouest, où les affleurements sont à leur tour coupés par la faille du Breuil.

Les étages inférieurs du terrain houiller, au mur des couches de Latour, furent explorés sur deux points différents, au puits Malartre, dans la concession de Firminy, et au puits du Pont-de-Sauze^ dans la concession d'Unieux (pi. XX).

Le mur immédiat des couches de Latour se voit très bien, à la surface du sol, en suivant la route de Saint-Étienne au Puy, entre Firminy et le torrent de la Gampille. Les assises plongent régulièrement, sous les couches de Latour, de 10 à 15** vers le Nord-Est, de sorte que 4'on arrive de proche en proche aux bancs inférieurs du terrain. Ce sont en général des grès gros* . siers plus ou moins micacés.

A Fontrousse et à la Martinière, près de la Gampille, on constate des

traces d'affleurements^ qui s'infléchissent parallèlement aux couches de

Latour. Leur position et les caractères de la couche permettent de l'assimiler

d'une façon positive à la couche du Soleil. Au delà de la Gampille, les

assises plongent en sens inverse vers l'Ouest. Il doit donc y avoir entre II. 54

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deux, le long du torrent, une faille Nord-Sud, ou plutôt, un relèvement anticlinal en forme de dos d'âne, qui irait également du Nord au Sud, le long du fond de la vallée. On retrouve, en effet, au delà, comme nous le dirons bientôt, le petit dépôt isolé de Montessu, qui semble aussi correspondre à la couche du Soleil. Mais revenons d'abord sur la rive droite de la Gampille. On a creusé là, il y a peu d'années, pour explorer le terrain inférieur, le Puits Malarlre, au Nord du Logis-Neuf. 11 a été poussé jusqu'à 290 mètres sans rencontrer de couches exploitables. A 130 mètres, on a traversé des schistes charbonneux qui doivent représenter la couche de Fontrousse. Audessus et au-dessous, ce sont presque exclusivement des grès et des schistes micacés, régulièrement stratifiés, plongeant de 10 à 12"" au Nord-Est sous les couches de Latour. Dans la partie basse le terrain devient plus grossier, on atteint certainement l'étage stérile qui sépare Saint-Étienne de Rive-de- Gier.

Le même terrain a été traversé, vingt ou trente ans plus tôt, par le puits du Pont-de-Sauze, près du confluent de la Gampille et de l'Ondaine. Il fut foncé, par la société d'Unieux et Fraisse, jusqu'à 2/iO mètres au mur des couches de Latour. Sur ce point, le terrain est moins régulier et plus incliné qu'au puits iVa/ar^re, mais, à part cela, c'est la même roche micacée passant au poudingue ordinaire à galets de quartz et de micaschiste. La stratification y est troublée par le relèvement Nord-Sud ci-dessus mentionnée, ou plutôt par Taccident Nord-Ouest-Sud-Est de Côte-Quart, qui limite au Nord la mine de Latour.

Ainsi donc, dans cette région, au mur des couches de Latour, on ne peut guère espérer que des lambeaux épars de la couche du 5o/et7, pareils à ceux des gîtes de Fontrousse et de Montessu j et au-dessous, à des profondeurs inconnues, Tétage de Rive-de-Gier, si toutefois il se prolonge, avec ses couches de houille, sous le territoire de Saint-Étienne, ce qui, à priori, peut paraître douteux. Passons donc à l'étude des trois couches de Latour, en commençant par celle de la base.

§ 259. — Un premier affleurement est visible, un peu à l'Est du puits du Pont-de-Sauzey vers la lisière de la concession de Roche. Beaunier en parle

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