‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 234 sur 280 · II · texte numérisé non relu

II

m BASSIN UOUILLER DE LA LOIRE.

n<* 5, mais c'est bien une simple dépendance de la troisième, comme le n* 2 est une annexe du n"" 1.

Le charbon des trois couches de Combe-Blanche ressemble davantage à celui de la série de la Malafolie qu'au charbon des couches de Latour. C'est du moins le cas des deux bancs de la première couche (n^"' 16 et 17 du tableau) , donnant 37 pour 100 de matières volatiles, et de la seconde (n^'lS), qui en fournit 38 pour 100. Ces houilles sont légères, divisées en plaquettes, mêlées de fusain et de lamelles ternes. Le coke est en aiguilles minces, bien fondu, fortement boursouflé et peu solide. La houille de la troisième couche, provenant des parties basses de la mine (n"* 35), ne perd, au contraire, que 30 à 32 pour 100 sous l'action du feu, et se rapproche ainsi du charbon de la troisième de Latour, provenant du puils de la Chatix à Firminy.

Les trois couches dont nous venons de parler furent surtout exploitées dans la concession d'Unieux par les puits n"" 2 et 3 de Combe-Blanche. Le puits n"" 1 et une fendue servaient pour l'aérageet la descente des hommes. Le puits n"" 3 est tombé sur la faille Nord-Sud, plongeant à l'Ouest, qui limite dans cette direction le champ d'exploitation. Il a 207 mètres de profondeur^ et rejoint, par un travers-bancs de 85 mètres, la couche principale, ou troisième, désignée dans celte mine, comme je viens de le dire, par le n"" &. C'est dans cette couche que sont tracées les courbes de niveau de notre atlas (pi. n*" XIX). Les travaux s'étendent en direction, du Sud au Nord, sur une longueur de 500 mètres, et, suivant la pente, de l'Est à l'Ouest, sur 300 à 350 mètres. Au Sud-Est, les travaux sont limités par les afDeurements, qui vont de C6te-Quart à Fidel; leur direction, comme celle des couches, va d'abord de l'Ouest à l'Est, et se détourne ensuite vers le Nord sous Tinfluence de la faille du Breuil. Les travaux, quoique à cheval sur la limite commune des concessions d'Unieux et de Firminy, sont peu étendus, grâce aux failles qui les cernent. Au Nord, une grande faille, allant de l'Est à l'Ouest et inclinant au Nord, le prolongement de celle de la Barge, à laquelle semble se terminer la faille du Breuil. A l'Est, la faille du Breuil, qui ramène au jour le terrain inférieur, caractérisé par la couche de la Fontaine, appartenant au groupe des couches du Soleil. A TOuest^

enfin, les travaux sont bornés par une faille qui a creusé, dans cette région, une profonde dépression, aujourd'hui comblée par des sables d*origine tertiaire. Les assises houillères s'affaissent, à rencontre d*une autre faille, à pente inverse, dite faille du puits Raboin. Celle-ci concourt, avec le pre^ mier accident, à la formation de la profonde dépression, aujourd'hui comblée par les sables tertiaires de la partie haute de la plaine du Forez, ce qui prouve l'âge relativement récent des deux grandes failles. (Voy. carte d'ensemble.)

Ce dépôt spécial est figuré, en plan et par la coupe A B, sur la planche XIX. A l'un des bords est le puits n" 3, fosse principale de la mine de Combe- Blanche; à l'autre bord, dans le terrain tertiaire même, le puits n* ft, dit puits Raboin, creusé en vue de l'aval-pendage des travaux du puits n"" 3. Il est ouvert, à la cote de &90 mètres, dans le fond du petit vallon qui descend de Riotort, vers l'Ondaine, au hameau des Planches. On rencontra, dès le début, un terrain argilo*sableux, rouge et vert, que les exploitants prirent sans doute pour un dépôt alluvial de faible importance, malgré son identité bien évidente avec la partie haute du terrain tertiaire de la plaine du Forez, dont l'altitude dépasse, dans les bois de la Fouillouse, le niveau du dépôt de Raboin (500 à 520 mètres) K On continua le fonçage, dans ce * terrain meuble horizontal, jusqu'à la profondeur de 160 mètres. A ce niveau, on atteignit les assises houillères, plongeant à l'Ouest, comme au puits n''3; mais, peu après, à 208 mètres, on rencontra l'importante faille, ci-dessus mentionnée, qui incline en sens inverse, et court du Sud-Ouest au Nord- Est, comme l'axe du lambeau tertiaire et comme la faille parallèle de Côte- Quart. C'est aux deux failles inverses des puits n""* 3 et &, et en partie aussi & celle de la Barge, qu'il faut attribuer l'étroite dépression dans laquelle sont venus se déposer les sables argilo-tertiaires en question. Ce lambaau, aujourd'hui isolé, devait communiquer, par la vallée de l'Ondaine et le défilé de la Loire, avec le grand bassin du Forez au Nord, et avec celui de Bas-en-Basset au Sud. Il ne conserve plus aujourd'hui que 200 à 300 mètres de largeur, sur 1,800 mètres de longueur, mesurés entre les Planches et

Page 1