CHAPITRE XU
d'exploitation de ces dernières. Relevées par cette faille, elles obéissent d*abord, auprès de Côte-Quart^ à Tallure normale du bassin, mais subissent ensuite les effets de la faille du Breuil, en se détournant vers le Nord aux environs du domaine de Fidel. Les couches de Combe-Blanche diffèrent cependant à quelques égards de celles de Latour; leur identité n'est pas évidente; aussi convient-il, avant de conclure, de faire connaître leurs principaux caractères. Eu poursuivant, d'ailleurs, les couches de Combe-Blanche vers le Nord-Est, nous verrons comment Firminy se relie à Roche-la-Molière.
§ 261. — [Lorsqu'on parcourt de haut en bas la série de Combe- Blanche, on rencontre d'abord une première couche, divisée en deux par des schistes, dont l'épaisseur est de /t à 5 mètres. Le banc supérieur mesure 2"',50, rinférieur i'"50. On les désignait, à Unieux, sous les noms de couches n"^" i et 2, ou de Grande et de n"" 2. Mais au fond c'est une couche unique, simplement divisée par des schistes. Or remarquons de suite que la Grande couche de Latour se divise aussi en deux bancs, le long des afiSeurements, sur la rive droite de l'Ondaine, près du plateau de Combe- Blanche. (Voir § 259.) L'intervalle correspond, dans les travaux, à |un entredeux schisteux d'environ li mètres.
Le puits n'' 2 de Combe-Blanche a traversé le mur de la double couche à 90 mètres de profondeur. A 1& mètres plus bas (10/t mètres) vient, à la suite d'un banc de grès, une deuxième couche (le n*" 3), dont la puissance moyenne est de l'%80. A cause de son toit de grès, elle fut plus facile à exploiter que la grande couche double n"" 1 et 2.
La troisième couche (ou n« k) est, en moyenne, à liO mètres au-dessous de la précédente, dite n"" 3. L'intervalle est principalement occupé par du grès, qui descend souvent jusqu'au charbon même. La couche a 3 mètres et parfois 3'",5i de puissance. Elle est également plus facile à exploiter que la première, et donne du charbon plus pur, à cause de son toit de grès. Au mur on rencontre, comme à Latour et comme à la M aiafolie, une alternance de schistes et de houille dont l'épaisseur totale est parfois de 3 à Il mètres. Les schistes y sont en grande partie jaunes et argileux. Ce banc
inférieur, mêlé de schistes, fut quelquefois désigné dans la mine par le