‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 237 sur 280 · CHAPITRE Xll. A · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll. A

chacune, sans arriver jusqu'aux veines les plus inférieures du ruisseau de la Yaure. La plus importante des trois couches fut suivie en direction, vers FEst, du côté de la vallée de TOndaine. On constata malheureusement que ni la puissance, ni la régularité, ni la nature du charbon ne se modifiaient en bien, de sorte que Ton dut renoncer à tout projet d'exploitation proprement dite. On y reviendra, lorsque les charbons purs et plus faciles à exploiter seront épuisés dans le reste du bassin. Les mêmes affleurements ont été fouillés, sans plus de succès, auprès du domaine de la Grange. Les travaux furent entrepris, à Taide d'un petit puits, sur la couche la plus élevée, dont la puissance est de 1"',&0 y compris les nerfs schisteux dont elle est sillonnée.

§ 263. — Le quartier de Côte-Martin, dont je viens de m'occuper, forme Textrême pointe Ouest du bassin, qui s'avance, auprès de Saint-Paulen-Gornillon, jusqu'à 200 mètres des bords de la Loire. Le dépôt houiller se trouve comme pincé, sur ce point, entre les deux contreforts anciens du Pertuiset au Nord et de Fraisse au Sud. La zone houillère se compose de deux bandes, à pentes inverses, séparées l'une de l'autre par la grande faille de direction de l'axe du vallon, prolongement probable de celle du puits Raboin. A la base de la bande du Nord, on voit, à Cornillon même, un poudingue grossier passant à la brèche. C'est un lambeau isolé, plongeant au Sud, presque immédiatement couvert par les poudingues et les grès micacés ordinaires du bois de la Rive. Ce terrain micacé se développe le long de la lisière Nord-Ouest du bassin. On le rencontre, au Nord d'Unieux, entre la Penderie et l'Hôpital. On voit même reparaître sur ce point une étroite zone de brèche, qui se continue de l'Hôpital jusqu'à Javeranges ; et partout aussi, parallèlement à la brèche, on constate, sur une largeur de /iOO à 500 mètres, la présence de l'étage stérile quartzo-micacé^ jusqu'au mur des dernières couches de Roche-la-Molière. Par suite, cet étage micacé de la lisière Nord-Ouest du bassin représente bien, on ne saurait en douter, l'étage stérile de Saint-Chamond entre Rive-de-Gier et Saint-Étienne.

Mais où commence, dans ce district extrême du bassin, Tétage inférieur de Saint-Étienne? Le puits Raboin de Combe^Blanche fut précisément foncé^

ft&O BASSIN HOUILLER DE LÀ LOIRE.

dans ce but, jusqu'à kOk. mètres. Malheureusement, comme nous l'avons dit, il est tombé sur un terrain disloqué par des failles et n'a rencontré qu'une série de veines irréguliëres. Cependant, elles doivent appartenir, d'après leur position, au groupe le plus inférieur (n""' 16 à i«S) des couches de Saint-Éiienne ; seulement elles sont altérées au point de ne pouvoir être exploitées, et sont même partiellement transformées en schistes.

La même zone f\it explorée par le puits Saint-Uonoré (pi. XIX), que la Société d'Unieux-Saint-Victor fit creuser, il y a quinze à vingt ans, au sommet d'un petit triangle, non encore concédé, du terrain houiller. Il fut placé sur la rive droite du ruisseau de la Triollière, à AOO mètres à TEst du hameau de l'Hôpital, afin de recouper les quatre veines, assez rapprochées, dont les affleurements se voient dans le chemin qui mène de l'Hôpital au Haut* Lardier. Ces veines ont de 0",20 à 1 mètre d'épaisseur et plongent très fortement au Sud. Elles succèdent directement à la zone micacée stérile, et doivent ainsi correspondre, comme les deux couches de la Neyreite auprès de Roche, au groupe 16 à 13 de Saint-Étienne. Le puits fut poussé jusqu'à la profondeur de â6/i mètres ; deux travers-bancs y furent ouverts à 255 et 287 mètres, et poussés, vers le Nord, du toit au mur, afin d'explorer les veines inférieures. On rencontra bien les quatre ou cinq veines, connues dans le chemin dont je viens de parler, mais aucune d'elles ne fut trouvée exploitable, les unes à cause de leur faible puissance de 0'",âO à 0°',/iO, les autres à cause des schistes mêlés à la houille. L'une des couches inférieures, celle qui fut poursuivie au niveau de 255 mètres, se renflait parfois jusqu'à 2 mètres, mais renfermait alors autant de schistes que de houille. Quant à la galerie de 287 mètres, elle ne recoupa, comme la partie inférieure du puits, qu'un ou deux filets au milieu d'une alternance de grès et de schistes. Bref, le groupe en question se montra inexploitable, comme au puits Raboin. Les assises plongent de 35 à liO degrés au Sud-Est.

On ne fut pas plus heureux dans le puits d'Unieuœ de 72 mètres, foncée sur la rive droite de l'Égoutay, entrel'Hôpital et le village d'Unieux. Enfin, disons encore qu'en montant d'Unieux vers la lisière du bassin, on rencontre également, avant d'arriver à la zone des poudingues stériles, un

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