CHAPITRE XI L kki
faible affleurement sur l'alignement prolongé de ceux de l'Hôpital ; ajoutons aussi que, d'après M. Grand'Eury, les empreintes, provenant du fond du puits Raboin et des fouilles du puits Saint-Uonoré, annoncent toutes le niveau des couches inférieures de Saint-Étienne.
Ce repère fixé, il est possible de déterminer aussi Fâge du groupe de la Combe-Blanche, qui succède directement, on vient de le voir, à celui du puits Raboin. Ce ne peut être que la série <2 à 9, qui partout repose sur la série 16 à 13. D'autre part, la série de Combe-Blanche est le prolongement des couches de la Matafolie et de Latour; donc, ces deux séries aussi correspondent au groupe 9 à 12, ce qui s'accorde, d'ailleurs, je me hâte de le dire, avec les résultats auxquels est arrivé M. Grand'Eury par l'étude de la flore.
Et si maintenant nous remontons au Nord-Est, vers le district de Roche par la TrioUière, Laumière et la Croix-Marlet, nous serons pleinement confirmés dans les conclusions que je viens de formuler.
En coupant transversalement le bassin, depuis sa lisière Nord, au lieu dit les Grivet (pi. XIX), on rencontre successivement, sur ce parcours, la brèche de la base, l'étage micacé stérile de Saint-Chamond au Haut- Lardier, la zone des affleurements de l'Hôpital et du puits Saint-Honoré^ et finalement, au domaine du Pochet; les bancs de grès fin {taille) avec couches de houille qui appartiennent positivement aux groupes 12 à 8, car, en les poursuivant vers le Nord-Est, on arrive, sans lacune appréciable, aux affleurements des Granges etde la Roare, près de Roche-la-Molière. L'affleurement principal du Pochet se voit à l'Est de la ferme, entre deux bancs de grès. La couche plonge au Sud. On Ta fouillée par des fendues; sa puissance dépasse 1 mètre, et atteint 2 mètres sur quelques points. L'affleurement passe ensuite au-dessous du Grand-Béraud, et s'y perd sous les alluvions du vallon delà TrioUière (pi. XVII). Il appartient à la partie haute du groupe,car au-dessous parai t un deuxième affleurement, vers la ferme même du Grând-Béraud, et ensuite plusieurs autres, de 1 mètre à l'jSO, sur le chemin qui conduit du Grand-Béraud à Laumière. Au delà, en remontant vers le
Nord, du côté de Bichizieux, on retrouve, sur la rive droite de l'Égoutay, du xr. 56
khi BASSIN MOUILLER DE LA LOIRE.
poudingue micacé, et, à Bichizieux même, des traces d'afBeurements> partout entourés de roches micacées sauvages, de sorte qu'il est assez difficile de savoir si ces veines appartiennent au groupe i3 à 16 de Saint-Étienne on i Tétage stérile inférieur de Saint-Chamond. Le terrain est, en effet, brouillé par des failles; ainsi, au Nord du village, les veines plongent à TEst, tandis qu'à mi-chemin entre Bichizieux et Aurelle, on constate la plongée inverse vers rOuest. J'ajouterai que, d'après la flore, M. Grand'Eury parait plutôt disposé à les considérer comme appartenant au groupe 13 à 16.
Mais revenons à la couche du Pochet, qu'une faille importante, — peut-être celle de Raboin, — relève au jour du côté Ouest. C'est la couche la plus considérable et la plus élevée du groupe, une sorte de Grande masse. Au mur immédiat, il y a du minerai de fer, que Ton rencontre, en général, dans la couche Siméon (la huitième), tandis qu'il est rare dans le groupe 9 à 12.|Et, en effet, si nous consultons la plancheXYII, on reconnaît sans peine que l'affleurement du Pochet est sur le prolongement direct de celui de la couche Siméon, visible au-dessous de Troussieux, à environ 1,000 mètres de distance. Le raccordement doit avoir lieu, au Nord de la Croix-Marlet, dans les bas-fonds du vallon de la TrioUière, où les alluvions masquent les affleurements.
Les couches 9 à 12 du Grand-Béraud et de Laumière doivent se relier de même, plus au Nord, aux affleurements, précédemment mentionnés à Aurelle et à Beaulieu, dans l'angle Sud-Ouest du district de Roche-la- Molière.
On constate, d'autre part, que le grès grossier supérieur, à petits galets de quartz, que l'on rencontre partout, au toit de la troisième couche, le long du Mont-Saison et du Devais, jusqu'au Bouchage, Troussieux, et la Croix-3Iarlet, couvre ici aussi le plateau jusqu'aux environs mêmes de la TrioUière, où il se termine, contre les premiers gradins de la faille de la Barge, au quartier de TÉcho. On peut en conclure que la troisième couche doit également exister sous le plateau de la Croix-Marlet, mais quelle n'y remonte nulle part au jour par le fait des failles en question.